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Société

« Baissez les loyers, pas les APL »

Toulouse. 150 personnes rassemblées devant le CROUS ce 5 septembre

Ce mardi 5 septembre, ce sont 150 personnes qui ont répondu à l’appel d’organisation syndicales, politiques et associatives et qui se sont rassemblées devant le CROUS de Toulouse pour contester la baisse des APL.

Crédit photo : DAL 31

Le Droit au logement, Attac, le Comité 31 du Mouvement de la Paix, Copernic 31, la FSU 31, Solidaires 31, l’UD CGT, FERC-Sup CGT de l’UT2J, SUD PTT 31, SUD-Rail Midi-Pyrénées, Sud santé sociaux, Alternative Étudiante Sciences Po Toulouse, l’UNEF, l’Union des ÉtudiantEs de Toulouse, Solidaires Etudiant-e-s 31, EELV, Ensemble 31, le NPA et le Parti de Gauche avaient appelé, ce mardi 5 septembre, à un rassemblement devant le CROUS de Toulouse. Dans le viseur de ces organisations syndicales, politiques et associatives, la baisse des APL décidée au cœur de l’été. C’est ainsi qu’une banderole « baissez les loyers, pas les APL » a été déployée tandis qu’environ 150 personnes se sont rassemblées devant le bâtiment.

La direction du CROUS, craignant sans doute un envahissement, a fermé ses grilles. Un tour de parole s’est organisé devant le bâtiment, dénonçant cette énième attaque contre les plus précaires. Alors que la baisse des APL avait été présentée par le gouvernement comme une mesure indispensable, censée permettre l’économie de 140 millions d’euros, la baisse de l’ISF (Impôt sur la fortune), quant à elle, représente un cadeau de 4 milliards aux plus aisés. Plusieurs intervenants ont aussi appuyé la nécessité d’une riposte d’ensemble contre les attaques du gouvernement Macron/Philippe. « Il y a une importance énorme à construire une grosse date unitaire le 12 septembre. La construire dans les facs, dans les lycées mais aussi dans les boites, dans les quartiers et réussir à construire à la suite du 12 une mobilisation unitaire la plus large possible » a ainsi déclaré Léo, du NPA Jeunes. Une construction unitaire nécessaire, mais qui connaît aujourd’hui quelques couacs avec la politique de collaboration de classe de Jean-Claude Mailly (Force Ouvrière). À ce titre, Stéphane Boras, de l’Union syndicale Solidaires, a fustigé la « division syndicale » qui « coûtera très cher ». Le syndicaliste a ainsi exhorté ces organisations à « rejoindre le mouvement tant qu’il est encore temps » pensant « en particulier à Force Ouvrière ». Alors que le tandem Macron/Philippe attaque tous azimuts, il est clair qu’une riposte unitaire large est indispensable pour défaire, dans la rue, les ordonnances et les attaques contre les précaires.




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