Notre classe

Criminalisation des syndicalistes

Toulouse. Convoqués au tribunal pour ... avoir brûlé une palette !

Publié le 1er septembre 2016

Le 13 juin dernier, au cours d’une action de blocage des dépôts de bus Tisséo organisée par l’intersyndicale, deux camarades avaient été interpellés, l’un de la CGT et l’autre de Solidaires. Ce jeudi 1er septembre ils étaient convoqués au tribunal de grande instance de Toulouse pour « dégradations par substance incendiaire ».

Léonie Piscator

Le 13 juin dernier, au cours d’une action de blocage des dépôts de bus Tisséo organisée par l’intersyndicale, deux camarades avaient été interpellés, l’un de la CGT et l’autre de Solidaires. Ce jeudi 1er septembre ils étaient convoqués au tribunal de grande instance de Toulouse pour « dégradations par substance incendiaire ».

En ce jour de rentrée scolaire, une cinquantaine de personnes étaient rassemblées devant le TGI de Toulouse pour soutenir les deux camarades syndicalistes qui y étaient convoqués. Leur tort ? Avoir participé à brûler des palettes sur la voie publique. Le devis présenté par Toulouse Métropole pour cette « dégradation » est aberrant. Ils se basent pour ce devis sur des photos montrant des dégradations de la chaussée existant depuis 20 ans et ne datant de fait absolument pas du 13 juin dernier. Les deux hommes sont censés leur verser 2700€, une somme incroyable pour quelques bouts de bois.

C’est pourquoi les unions départementales des syndicats CGT et Solidaires ont appelé à contester cette procédure judiciaire par le biais d’un rassemblement devant le tribunal. Cédric Caubère et Stéphane Borras – respectivement secrétaire général de la CGT et de Solidaires – ont pris la parole tour à tour devant une assemblée attentive, composée essentiellement de militants syndicaux. Ils ont chacun dénoncé la répression de l’action syndicale et insisté sur la nécessité de se solidariser avec toutes les personnes poursuivies en justice pour s’être mobilisées au printemps dernier, qu’elles fassent ou non partie d’une organisation. Stéphane Borras s’est également étonné du fait que seuls deux militants aient été convoqués alors que l’organisation syndicale revendique pleinement l’action du 13 juin : « S’ils veulent faire payer ce genre de choses, ils feraient mieux de convoquer les organisations syndicales ».

Il est en effet nécessaire de soutenir chaque militant-e qui se trouve confronté-e à la justice de classe et à la répression, afin que le message soit clair : s’ils s’attaquent à l’un d’entre nous, c’est tous ensemble que nous riposterons !