Jeunesse

En soutien de la grève de Psycho.

Toulouse Le Mirail. Avec sa première assemblée, l’UFR LPM entame la mobilisation

Publié le 29 septembre 2016

Ce midi, à l’UFR de Lettre / Philosophie / Musique (LPM) de l’Université du Mirail à Toulouse, se tenait la première GAUFR (Grande Assemblée d’UFR). En solidarité de la grève de 11 jours des enseignants et personnels de psychologie, mais aussi pour lancer une dynamique tendant à l’élargissement du mouvement sur toute la fac... en vue d’une Assemblée Générale sur l’ensemble de l’université la semaine prochaine.

Correspondants

Déjà à l’initiative d’une motion de soutien au gréviste de l’UFR de Psychologie, l’UFR de LPM n’a pas tardé à répondre à l’aspiration de convergence de ces derniers, matérialisée autour d’une lettre à destination de la communauté universitaire. En effet, une GAUFR s’est tenue ce midi en amphi 1 GS. C’est ainsi qu’une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour discuter de la situation en psychologie -dont les grévistes avaient envoyé une délégation- mais aussi de la situation dans l’UFR, dans la perspective d’une convergence et d’un mouvement global sur l’ensemble du campus.

L’ensemble des participants étaient ainsi d’accord sur le fait que les conditions de travail déplorables en UFR de Psychologie n’étaient pas un épiphénomène, même s’il est aujourd’hui plus palpable pour les personnels et enseignants en grève depuis maintenant 11 jours. Refusant la logique de nivellement vers le bas et la casse globale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en liant la question à la situation à Paul Sabatier, la GAUFR a statué sur la formation de commissions pour approfondir les questions spécifiques, afin de formuler et affiner un argumentaire solide. Refusant toute idée de contingentement, c’est-à-dire pratiquer une sélection à l’entrée des étudiants, la GAUFR a pointé du doigt que cette politique de restriction budgétaire, pour faire plus avec moins de moyens, entrait de plain-pied dans la logique austéritaire qui touche l’ensemble des universités. Un syndicaliste de la FSU résumant ainsi que « tout le monde est touché », remerciant la GAUFR pour le soutien apporté et répondant favorablement à la venue d’une délégation LPM à l’AG psycho de demain.

Une dynamique pour l’instant embryonnaire, mais qui tend vers la convergence entre UFRs et la volonté de refuser l’idée d’une université fonctionnant sur la logique de rentabilité au détriment de l’enseignement et des conditions de travail pour les personnels et enseignants. La prochaine GAUFR est programmé mercredi prochain, à la veille d’une Assemblée Générale globale rassemblant l’ensemble des composantes.