Jeunesse

Payés près de 200 euros de moins que la moyenne

Toulouse, capitale de la précarité des étudiants stagiaires

Publié le 18 novembre 2016

Pour la troisième année consécutive, le cabinet La Relève a publié une enquête sur la rémunération des stagiaires en France. Et la capitale de la précarité est ... Toulouse, avec des salaires amputés de 200 euros par rapport à la moyenne nationale.

Frédéric Apoyo

Voici une information qui vient ternir le visage immaculé de Toulouse, véhiculé par les médias. En effet, si des études parues tendent à affirmer que Toulouse est une ville où il fait "bon vivre" pour les étudiants, présentée comme totalement idyllique, ce constat n’est pas forcément partagé par les principaux intéressés. A Toulouse comme ailleurs, les conditions d’études se dégradent, avec comme meilleur exemple récent la mise en place de la sélection à l’université du Mirail, et des cas deprécarité extrême chez les étudiants sont légion. Et ce n’est certainement pas la dernière étude du cabinet La Relève qui viendra infirmer cette réalité.

C’est ainsi que, après une enquête auprès d’un échantillon représentatif d’étudiants, Toulouse apparaît comme... la capitale de la précarité pour les étudiants stagiaires ! En effet,les stagiaires sont rémunérés en moyenne 903 euros par mois en 2016. Une moyenne qui tombe à... 724,50 euros dans la ville rose ! Une différence énorme alors que les salaires de stagiaires sont déjà extrêmement bas, permettant difficilement de vivre dans des conditions descentes. Il est à noter que 29 % des stagiaires en France sont encore payés au minimum légal, soit 554 euros nets par mois. Des chiffres qui en disent long sur la précarité étudiante, et qui démonte la vision de Toulouse comme étant un eldorado bienveillant pour la jeunesse estudiantine.