Société

Toulouse : Procès de 4 militant-e-s BDS

Tous unis contre la criminalisation du soutien au peuple palestinien

Publié le 29 juin 2016

En ce 30 juin, Toulouse est le lieu du procès de quatre militants de la campagne Boycott Désinvestissement Sanction. Leur prétendu crime serait l’« entrave à l’exercice normal d’une activité économique », une accusation qui repose sur un dossier monté par deux organisations pro-israéliennes (dont la section locale de la LICRA) et adressé au Procureur de la république. En réalité, il s’agissait seulement de deux distributions de tracts dans l’espace public toulousain en décembre 2014 et février 2015.

Sadek Basnacki

Toulouse, la ville où il ne fait pas bon être militant BDS

 A Toulouse, les attaques contre la campagne BDS se sont accélérées en 2015. Attaques émanant des organisations juives d’extrême-droite comme des pouvoirs publics, agression physique par un commando de la LDJ-SPCJ, interdiction de réunion publique par le maire, interdiction d’une conférence sur la fac du Mirail, tentative de perturbation d’une réunion publique par la LICRA et le CRIF, et maintenant, le procès de ces quatre militants.

Ces derniers ont diffusé, à la sortie d’un métro non loin d’un magasin de grande distribution, un tract dénonçant l’agression d’autres militants BDS, à ce même métro, par un commando de la LDJ-SPCJ. Sans même être rentrés dans le magasin, ils sont accusés d’entrave à l’activité économique. Il faut voir derrière cette accusation une énième attaque contre le soutien au peuple palestinien et contre la liberté d’expression, attaques dont l’Etat français nous accoutume quotidiennement avec son état d’urgence et sa répression du mouvement contre la loi travail.
 

Une dynamique nationale

La criminalisation de BDS ne se concentre pas seulement à Toulouse ou à Montpellier où les militants BDS subissent le harcèlement de la mairie, elle se fait au niveau national. Sous la pression de l’Etat israélien, le gouvernement français est le meilleur élève de la lutte contre le soutien au peuple palestinien. Dès 2010, la circulaire Alliot-Marie a posé les bases de l’interdiction de l’appel au boycott. Si ce n’est l’Etat d’Israël lui-même, l’Etat français est le seul dans le monde à avoir prononcé une telle interdiction, laquelle s’inscrit dans la politique répressive menée par le gouvernement. La première d’une longue série de manifestations interdites fût la manifestation palestine de juillet 2014. 

Les criminels ne sont pas les militants BDS mais l’Etat israélien et l’Etat français qui cautionne sa politique de colonisation et d’apartheid. Il nous faut plus que jamais lutter ensemble et afficher un soutien aux militant-e-s inculpé-e-s et à l’ensemble du peuple palestinien opprimé.

BERNARD, JEAN-PIERRE, LOIC et YAMANN - et tous les militant-e-s de la campagne BDS en procès - doivent être relaxé-e-s.

Rendez-vous ce jeudi 30 juin devant le palais de justice de Toulouse à 13h pour soutenir nos camarades !

Signez ici la pétition