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Politique

Près de 6 Français sur 10 ont une mauvaise opinion du candidat des Républicains

Tout le monde déteste… François Fillon ?

Il avait remporté haut la main la primaire à droite avec un score de 66,5%. Malheureusement pour lui, un récent sondage d’Odoxa pour France 2 a révélé une autre réalité : selon cette étude, 57% des Français auraient une mauvaise opinion de François Fillon. Nicolas-Marie Santonja

En effet, pour ses primaires, il avait réussi à rassembler une droite radicale et conservatrice qu’il a su séduire avec des arguments sociaux (par exemple, sonprogramme pour les femmes et les LGBTI était un appel du pied à la Manif pour Tous et autres sphères de la droite traditionaliste réactionnaire) et des arguments économiques proches d’un « thatcherisme à la française » qui surent convaincre une droite capitaliste décomplexée dont l’austérité est le fer de lance.

Mais lorsqu’il s’agit de convaincre les classes populaires qui n’en peuvent plus d’être précarisées et exploitées, à coup de menaces de suppressions de postesde fonctionnaires, de privatisation et de mise en danger de la sécurité sociale, ou encore de réformes encore plus dures du monde du travail, ça ne passe plus du tout. De plus, les dernières photos de son château publiées dans les médias n’ont fait qu’aggraver cette fracture entre le candidat à la présidentielle et la base sociale plus large et populaire dont il a besoin pour gagner. Et les casseroles ne cessent de s’empiler lorsqu’on se penche sur les dépenses de l’ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy, truffées de montants faramineux et de privilèges auto-accordés scandaleux. Logement de fonction étendu à plus de 300m2 dont la partie privative s’élève à 217m2, déplacements pour lui et sa femme en Falcon et autres jets privés, dont le coût par année se compte en centaines de milliers d’euros, etc. etc. etc.

Difficile de parler d’austérité quand on se gave autant de privilèges. Et il va de soi que la totalité de la caste politicienne n’échappe pas à ce constat, chacun et chacune de ces nantis rivalisant de vaisselles sales.

Telle est la dure vie des puissants lorsque les comptes sont faits et que, définitivement, la moindre des choses qu’il nous reste à faire, c’est de ne pas leur accorder plus de privilèges et de pouvoir qu’ils n’en possèdent déjà.




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