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Notre classe

Rassemblement le 26 octobre à 8H45

Toyota Onnaing : Eric Pecqueur de la CGT convoqué à la gendarmerie pour un tract syndical

Après l’acharnement et la répression syndicale, désormais la police et la justice s’en prennent au secrétaire général de la CGT Toyota, Eric Pecqueur. Le syndicaliste, déjà convoqué à plusieurs entretiens préalable au licenciement par sa direction pour avoir distribué des tracts puis pour propos « discourtois », est désormais sommé par la gendarmerie pour « diffamation ». Nous relayons le tract distribué par la région Métallurgie CGT qui pose la question suivante : L'organisation judiciaire du Valenciennois est-elle une annexe du service du personnel de Toyota ?

Notre camarade Eric Pecqueur convoqué à la gendarmerie Jeudi 26 octobre

La semaine dernière, Eric Pecqueur, secrétaire général de la CGT Toyota, a été avisé par la Gendarmerie qu’il est « soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de diffamation envers particuliers par parole, écrit ou moyen de communication au public par voie électronique (en l’espèce distribution de tracts) le 30 août 2017 ».

Il est convoqué jeudi 26 octobre, à 9H, à la Gendarmerie de Valenciennes pour être auditionné.

L’U.S.T.M. CGT du Hainaut Valenciennois Cambrésis ainsi que la Région Métallurgie CGT Nord appellent à un rassemblement le 26 octobre à partir de 8H45 devant la Gendarmerie de Valenciennes au 283 Boulevard Henri Herpignies.

Il n’est pas acceptable d’être menacés pour avoir distribué un tract syndical. Le patronat avec l’aide de l’Etat veulent criminaliser l’action syndicale.

Nous posons la question :
L’organisation judiciaire du Valenciennois est-elle une annexe du service du personnel de Toyota ?

Soyons le plus nombreux possible pour soutenir Eric Pecqueur et demander l’abandon de toute poursuite contre lui.

La Région Métallurgie CGT appelle Rassemblement le 26 octobre à partir de 8H45 devant la Gendarmerie de Valenciennes au 283 Boulevard Henri Herpignies.

Nous citons ci-dessous un article | Publié le 28/04/2016] de la Voix Du Nord sur la répression que subit le secrétaire général de la CGT Toyota :

Brûlage de pneus en soutien à Éric Pecqueur devant chez Toyota Onnaing

L’histoire se répète pour Éric Pecqueur, délégué syndical de Toyota. En 2014, avec une collègue de la CGT, ils avaient été convoqués à un entretien préalable au licenciement. Mercredi, il a une nouvelle fois été convoqué en vue d’une sanction.

Par La Voix Du Nord | Publié le 28/04/2016

CGT, qui était aussi candidat à la législative partielle, d’avoir distribué des tracts dans l’enceinte de l’établissement et d’avoir pris des photos et filmé des salariés, alors que cela est interdit. Mercredi, il a, une nouvelle fois, été convoqué pour un entretien préalable. « Un entretien disciplinaire comme pour n’importe quel salarié par rapport au non-respect d’un certain nombre de règles de l’entreprise », confirme la direction. Cette fois, la direction n’a pas apprécié qu’il soit « discourtois » avec un agent de maîtrise. Ce qu’Éric Pecqueur réfute. Pour soutenir leur camarade, les militants de la CGT sont allés brûler des pneus ce jeudi après-midi sur la zone d’activité de la vallée de l’Escaut. Ils avaient prévu de s’y rendre sur le coup de 13 heures. Ils sont arrivés une bonne heure plus tard après avoir été soutenir leur camarade auditionné au commissariat. Au même moment, MM. Nagata et Baba, de Toyota motors Europe, qui viennent de prendre leur fonction après une réorganisation interne, étaient en visite sur le site.

« Éric Pecqueur est accusé de perturber la production. La direction essaie surtout de le sanctionner car à chaque manifestation contre la loi travail, il y a des débrayages de la CGT dans l’usine. En étant ici, nous voulons montrer que quand on s’attaque à un camarade, on ne se laisse pas faire. On ne touche pas aux militants », constate Ludovic Bouvier, responsable de la CGT métallurgie Nord – Pas-de-Calais. « Quand on touche à un camarade de la CGT, on touche à toute la CGT », embraie Jean-Paul Delescaut, secrétaire de l’union locale CGT de Valenciennes. Une parole qui a valeur de mot d’ordre quelques heures après les incidents devant le commissariat de Valenciennes.




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