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Monde

la xénophobie comme argument de campagne...

Trump prépare l’état d’urgence et l’armée contre la caravane de migrant.e.s

Deux semaines avant les élections législatives, et conformément à sa politique xénophobe et raciste habituelle, Donald Trump a alerté les gardes-frontières et l’armée sur la caravane des migrant.e.s centraméricain.e.s qui ont réussi à entrer au Mexique et qui se dirige vers la frontière avec les États-Unis. Définissant la situation comme une « urgence nationale », le président a insisté sur le fait que « les lois doivent être modifiées » et a déclaré qu’il réduirait l’aide que son pays accorde au Guatemala, au Honduras et au Salvador.

Le président des États-Unis redouble sa politique de haine contre les migrant.e.s. Sur Twitter, Trump a averti, le 21 octobre, que « tous les efforts sont déployés pour empêcher les attaques d’étrangers illégaux de franchir notre frontière méridionale. Les gens doivent d’abord demander l’asile au Mexique, et s’ils ne le font pas, les États-Unis les rejetteront. Les tribunaux demandent aux États-Unis de faire des choses qui ne sont pas faisables ! ».

Le lendemain, il a reproché à la police et à l’armée mexicaine d’être incapables d’arrêter la caravane, tout en semant la haine et la terreur en alertant sur la dangerosité des migrant.e.s : « Malheureusement, il semble que la police et l’armée mexicaines ne parviennent pas à arrêter la caravane qui se dirige vers la frontière sud des États-Unis. Des criminels et des inconnus du Moyen-Orient y sont mêlés. J’ai alerté la police des frontières et l’armée qu’il s’agit d’une urgence nationale. Les lois doivent changer ! »

Il ne s’en est toutefois pas contenté, mais il s’en est aussi pris directement aux pays d’Amérique centrale pour ne pas avoir empêché la migration massive des personnes, menaçant de leur retirer l’aide que les États-Unis leur apportent régulièrement : « Le Guatemala, l’Honduras et le Salvador n’ont pas réussi à empêcher les gens de quitter leur pays et de venir illégalement aux États-Unis. Nous allons maintenant commencer à couper, ou à réduire substantiellement, l’aide étrangère massive qui leur est régulièrement accordée ».

Cette menace est chargée d’une teinte absolument cynique et impérialiste car, derrière la misère et la violence que fuient les familles de travailleurs d’Amérique centrale, se cachent l’ingérence et la domination des États-Unis dans la région.
De cette façon, Trump cherche à préserver pour le Parti républicain la base des électeurs qui, suivant son discours anti-immigration, l’ont conduit à la présidence. Pour cela, il compte sur la soumission du gouvernement d’Enrique Peña Nieto, qui a réprimé la caravane de migrant.e.s lors de son passage à la frontière sud du Mexique, et des gouvernements du Honduras et du Guatemala, qui se sont mis au travail pour déporter les migrant.e.s.

Pour faire face à la haine impérialiste aujourd’hui, il est indispensable d’entourer la caravane des migrant.e.s de solidarité internationale, en se mobilisant pour l’ouverture des frontières et pour les droits politiques et sociaux complets de tou.te.s.

Trad. C.G




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