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Trump va commencer la construction du mur « plus tôt que prévu »

Pendant sa participation à la Conférence annuelle d’action politique conservatrice, Trump a confirmé la construction du mur et a annoncé le fait qu’il commencerait « plus tôt que prévu ». La Izquierda Diario Mexico

Trump est revenu, une fois de plus, sur l’une des promesses de campagne les plus controversées : la construction d’un mur le long de la frontière avec le Mexique. C’était lors du discours dans la Conférence annuelle d’action politique conservatrice (CPAC), la principale rencontre du mouvement conservateur aux Etats-Unis.

Dans son discours, Trump a affirmé que la construction du mur commencerait « plus tôt que prévu » et a ratifié les mesures prises pour « renforcer » le contrôle migratoire qui aurait comme objectif de « nettoyer les États-Unis ». Dans un rapport qui ne donnait pas plus de détails, le président a assuré que l’on trouve de plus en plus de « trafiquants de drogues », et des étrangers « criminels ».

À peine quelques jours après la visite du secrétaire d’État, Rex Tillerson, et de Sécurité nationale, John F. Kelly, Trump a annoncé qu’on allait commencer la construction du mur à quelques endroits clés de la frontière comme El Paso, Texas, Tucson, Arizona et Le Centre, en Californie.

Selon les dernières informations données par le Département de sécurité nationale des États-Unis, cette construction coûterait 21600 millions de dollars.

Trump a également abordé des sujets tels que les médias (contre lesquels il a lancé l’accusation d’avoir diffusé des « fausses » nouvelles), l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et la « lutte » contre le terrorisme. L’accueil de ses mots de la part du public n’a rien à voir avec le rejet qu’ils ont suscité lors des précédentes conférences. À cette occasion, il était évident que les politiques et le discours nationalistes, protectionnistes et militaristes de Trump allaient être acceptés et soutenus par un secteur conservateur aux États-Unis.

La proposition de construire un mur à la frontière est de fait un complément aux annonces des déportations massives. Avec cette politique, Trump prétend dépasser les records de son prédécesseur, Barack Obama, car il faut souligner que pendant les trois derniers mandats du Parti démocrate, il y a eu plus de trois millions d’expulsions.

Trad. LV




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