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U logistique Mulhouse : Le patron fait intervenir les CRS contre les travailleurs en grève

80 salariés sur 200 sont en grève chez U log Frais (le secteur de produits frais de la centrale d'achat U-logistique Mulhouse, alimentant près de 200 magasins dans l'Est de la France) et bloquaient la circulation des marchandises, avec un piquet de grève jour et nuit depuis le mardi 29 mai.

Crédits photo : France 3 Alsace / Stéphane Gaudry

Une lutte pour l’amélioration des conditions de travail et les salaires dans un secteur qui fait des milliards de profits

Les salariés ont entamé une grève pour lutter contre une réorganisation des équipes de travail qui va se solder par une aggravation de leurs conditions de travail et l’acceptation de la « polyvalence » sur des postes différents. Ils se battent aussi pour que cessent les pressions et le harcèlement contre les salariés qui sont sur l’ancien système de primes de production, ainsi que pour le versement des 20 % d’intéressement local.

Les CRS interviennent contre les grévistes , les méthodes crapuleuses des patrons pour casser la grève

La direction a fait intervenir vendredi 01 juin les CRS pour débloquer le site, en ayant fait constater par huissier au préalable. L’huissier n’ayant pas réussi à intimider les salariés du piquet de grève et devant la détermination des salariés, le patron a envoyé les forces de répressions pour débloquer la circulation des marchandises. Mais cette opération d’intimidation n’a pas enrayé la détermination des grévistes à continuer leur lutte contre la réorganisation et le moral reste au beau fixe. Le piquet et les tentes sont installés pour continuer le combat.
Pour qui a vu le film « En Guerre », avec Vincent Lindon, le déblocage de U-log Mulhouse ressemble en détails à la scène du déblocage de « Perrin Industrie ». C’est que la fiction est peut-être plus vraie qu’on ne le croit, et que les méthodes patronales pour briser les grèves se suivent et se ressemblent.

Les courageux salariés de U-log n’en sont pas à leur coup d’essai. Déjà, en 2017, les intérimaires s’était mis en grève plusieurs jours contre la casse de leur contrat de travail et la baisse des primes.

La solidarité du mouvement ouvrier et syndical doit s’exprimer. Quand un secteur gagne, c’est toute la classe ouvrière qui se renforce et c’est bien cette voix qu’il faut prendre.




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