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Notre classe

Abus d’autorité

Un commissaire de police force le gérant d’un bar à lui embrasser les pieds

Au Bourget, en Seine Saint-Denis, alors que le gérant d'un bar a décidé de mettre fin aux pratiques des policiers du coin qui, abusant de leur statut et de l’impunité dont ils jouissent, avaient la fâcheuse habitude de consommer sans se soucier de.. payer, ce dernier a subi en retour une pressions et humiliations. Un soir, un commissaire de police l'a en effet obligé à lui embrasser les pieds !

Ce 19 juillet, une équipe de policiers, accompagnée d’un commissaire de police, est intervenue dans ce bar-restaurant du Bourget entre 22 heures et 23 heures. Depuis septembre 2016, ce bar est surveillé à la fois par la police nationale et municipale, l’endroit étant soupçonné par ces derniers de camoufler un trafic de drogue ainsi qu’un réseau de proxénétisme. Mais durant ces deux années de surveillance, aucune preuve n’a été trouvée.

Entre temps, le bar a été repris par un jeune homme, qui a par ailleurs décidé de mettre fin aux abus de pouvoir commis par les policiers du coin, qui avaient comme fâcheuse habitude de consommer comme bon leur semblait, sans payer.. ! « Quand j’ai repris l’établissement, j’ai mis fin aux mauvaises habitudes des clients en uniforme qui consommaient sans se soucier de l’addition » dit le jeune gérant. Depuis, le gérant parle du harcèlement qu’il subit, et de l’abandon des pouvoirs publics, qui ne bougent pas d’un petit doigt.

En cette soirée du 19 juillet, les écrans de caméras, installés par le gérant suite aux soupçons des forces de police sur la présence du dit trafic de drogue, montrent l’arrivée du commissaire de police et de son équipe venus faire un contrôle. On y voit le patron de la police de La Courneuve avancer rapidement vers le patron du restaurant, et ce alors que ses hommes plaquent les consommateurs au mur. D’après le gérant, le commissaire de police justifierait cet acte par une pseudo insulte de la part du gérant. Et pour se faire pardonner de cette offense ultime, ce dernier doit.. lui embrasser les pieds... Sur la vidéo, on distingue en effet le jeune homme en train de se prosterner face au commissaire, et à côté de lui, un policier monte la garde avec l’arme à la ceinture bien visible.

« Je n’ai pas pu faire autrement que de lui baiser les pieds » se lamente le gérant de l’établissement. « Je suis harcelé et abandonné par les pouvoirs publics. J’ai signalé tous les agissements du commissaire à la police des polices. Pour rien. Je ne veux pas finir comme la libraire du Bourget qui a subi durant dix ans une situation similaire et a fini par mettre la clé sous la porte. La Seine-Saint-Denis, ce n’est pas le Far West. »

Cette scène, qui paraît aux premiers abords surréaliste, ainsi que les propos du gérant démontrent bien l’ambiance qui règne dans le quartier ainsi que l’impunité dont jouissent les policiers, qui se croient tout permis et n’hésitent pas à abuser de leurs pouvoirs, ce jusqu’à outrepasser la loi qu’ils sont censés faire respecter . Des comportements permis du fait de l’impunité générale dont ces derniers jouissent, que ce soit dans ce types d’abus, où les affaires sont souvent retardées au maximum ou bien tout simplement enterrées, mais également dans les affaires de violences policières etc..




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