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Notre classe

Énième affaire de violences policières

Un homme dans le coma après s’être fait étrangler au commissariat de Créteil

C’est au tour du commissariat de Créteil de se mettre en avant dans une affaire de violences policières, où un homme de 40 ans a sombré dans le coma après avoir subi un interrogatoire musclé par la police.

Crédits photo : AFP

Mardi 24 juillet, un homme de 40 ans se présente de lui-même pour une affaire de violences conjugales au commissariat de police de Créteil, dans le Val-de-Marne, et est placé presque immédiatement en garde-à-vue. Les policiers sur place, après avoir regardé son dossier, qui contenait déjà un dossier deux affaires de délits routiers, l’emmènent pour l’interroger.

Selon France 3, après plusieurs heures de garde-à-vue et face à son refus d’obtempérer, un policier sur place tente de le maîtriser et pratique une clé d’étranglement. C’est à cet instant que l’homme s’effondre et doit être transporté d’urgence à l’hôpital de Créteil pour un AVC. Selon une source policière, l’homme s’est réveillé 5 jours plus tard dans l’impossibilité de bouger le côté droit de son corps et de parler. Le médecin a constaté par ailleurs, au-delà de l’hémiplégie, un ITT de 30 jours.

Une enquête a été ouverte au Parquet de Créteil ainsi que par l’IGPN (l’Inspection Générale de la Police Nationale) pour comprendre les faits qui ont mené à ce que cet homme face un AVC lors d’une garde-à-vue. Selon France 3 le policier en question n’a pas été suspendu mais devra être interroger par la police des polices.

L’affaire intervient dans un contexte où les violences policières sont de plus en plus sous les feux des projecteurs, après l’affaire d’Adama Traoré, qui avait trouvé la mort dans une gendarmerie de Beaumont-sur-Oise, mais surtout l’affaire Benalla, barbouze de Macron qui a tabassé un manifestant lors de la journée du 1er mai. Aujourd’hui encore, un flic met un homme dans le coma lors d’un interrogatoire. Malgré la procédure lancée par l’IGPN et le parquet de Créteil, les récentes affaires laissent présager comme cette énième affaire finira, c’est-à-dire par un non-lieu et une protection de l’officier de police.




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