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Société

Communiqué du NPA Saint-Ouen

Un jeune meurt lors d’une intervention policière à Saint-Ouen. "Guerre à la drogue" : arrêtons le massacre !

Communiqué du NPA Saint-Ouen

Ce dimanche 24 septembre, un jeune homme est décédé, chutant du septième étage au 92 avenue Michelet à Saint-Ouen (93), suite à une intervention de la BAC. Si selon les sources préfectorales l’homme aurait glissé en tentant de fuir, des témoignages soupçonnent les forces de répression d’avoir provoqué la chute mortelle. Le NPA Saint-Ouen condamne fermement la politique toujours plus répressive de la police qui utilise le trafic de drogue pour stigmatiser les jeunes des quartiers populaires, et réclame Justice et Vérité pour cette énième victime de la politique du gouvernement en terme de répression du trafic de drogues. En effet, tous les ans, ce sont des dizaines de jeunes des quartiers populaires qui sont tués par les forces de police, qui justifie souvent ces morts par la « guerre à la drogue ». Ici, une fois de plus, les pouvoirs publics sont responsables : pas plus tard qu’en décembre 2016, William Delannoy, maire UDI de la ville, tentait d’installer un « mur anti-dealers », tout en expulsant des HLM tous les condamnés pour trafic de drogues.

Si le gouvernement et ses relais locaux s’acharnent à renforcer l’arsenal répressif c’est bien parce que la « guerre à la drogue » est avant tout une guerre sociale et sert des objectifs politiques. En maintenant sa politique de prohibition du cannabis, le gouvernement maintient et légitime « de fait » le trafic, stigmatisant de la sorte les jeunes des quartiers populaires, qui subissent eux, tous les jours la violence de ce système, en l’occurrence chômage, précarité, répression policière, contrôles au faciès et racisme d’État. A son élection, le président Macron a promis de renforcer cette politique en permettant à tous les agents de verbaliser les détenteurs de stupéfiants sur place, avec des contraventions de près de 100€ ! De fait, en s’attaquant au « problème » de la drogue, le gouvernement nous détourne du véritable problème, le chômage de masse et la misère économique ; à Saint-Ouen, lors du dernier recensement, le chômage atteignait les 19 %. Alors que gouvernement et patronat sont à l’unisson pour maintenir ce chômage de masse et augmenter la répression, la jeunesse et les travailleurs des quartiers populaires doivent leur opposer leurs propres solutions : la fin des emplois précaires et du chômage de masse. Un emploi stable pour tous et une allocation d’autonomie pour les jeunes !

Et pour combattre ces soi-disant « mafias », la solution n’est ni la répression des « dealers », ni celle des « consommateurs », mais la légalisation des stupéfiants, à commencer par le cannabis, comme pour l’alcool ou le tabac, ainsi que leur commercialisation et leur vente par l’État, accompagnées d’une politique de sensibilisation et de prévention à l’école.




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