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Société

Migrants : nouvelle victime

Un migrant retrouvé mort, électrocuté, sur le toit d’un train à Menton

Ce dimanche matin, un homme a été retrouvé mort électrocuté sur le toit d'un train reliant l'Italie à la France en gare de Menton.

Alors qu’il y a seulement une semaine, un réfugié voulant rejoindre l’Angleterre était retrouvé mort sur l’autoroute à Calais, tombé d’un camion ou percuté par un véhicule, aujourd’hui s’est déroulée une autre histoire tout aussi triste. L’homme, vraisemblablement de Gambie et âgé d’une trentaine d’année, a été électrocuté sur le toit d’un train où il s’était réfugié pour atteindre les gares françaises. Cette ligne de trains, en provenance d’Italie, est un itinéraire très fréquenté par les migrants fuyant les forces de répression italiennes .

Le jeune homme s’est allongé sur le toit du train et a été électrocuté par un arc de cercle se formant au niveau du caténaire lui infligeant des brûlures mortelles. Après le départ du train en gare de Vintimille en Italie, les passagers et le conducteur ont entendu des explosions. Des témoins ont également vu des flammes. Cependant le train ne s’est arrêté qu’en gare de Menton se trouvant à plus de 11 Km de Vintimille, ne donnant aucune possibilité de survie au jeune homme électrocuté retrouvé sur le toit environ 15 mn plus tard.

Ce point est un lieu de passage très utilisé par les sans-papiers fuyant l’Italie pour retrouver la France ou l’Angleterre, long périple mettant leur vie en danger, rendu plus dangereux encore par la répression. Plusieurs décès ont été rapportés ces derniers mois dans ces différentes gares, comme ce sans-papier trentenaire, retrouvé lui aussi électrocuté en septembre 2016. Certains empruntent un itinéraire tout aussi dangereux et décident de marcher dans le froid glacial des Alpes. Des jeunes souvent, parfois mineurs, prêts à sacrifier leur santé en espérant arriver en France et fuir l’Italie.

Cette mort tragique vient s’ajouter aux nombreux morts noyés en Méditerranée fuyant leurs pays en guerre ou la pauvreté, le manque d’avenir pour leur famille. Ainsi selon l’Agence France Presse (AFP) il y aurait eu 15 décès de migrants dans les Alpes-Maritimes depuis 2016, et il ne s’agit que de ceux dont nous avons connaissance. Cette longue liste ne cessera de s’aggraver tant que les gouvernements européens n’auront de cesse de traquer les migrants, et de mettre en place, comme ils le font depuis des années, des lois répressives pour restreindre l’accueil des réfugiés et faire la chasse aux sans-papiers en France comme en Europe. À leur misère s’ajoute cet accueil inhumain et parfois meurtrier.




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