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Société

La crise, ce n'est pas pour tout le monde !

Un système de fraude à l’échelle européenne : 55 milliards d’euros volés par les actionnaires

C’est suite à une enquête conjointe Du Monde et d’autres médias qu’a pu être révélée une énième fraude fiscale étalée sur 15 ans par les classes dominantes et plus précisément ici par les actionnaires. Il s’agit ici de la coquette somme de 55 milliards d’euros de fraude répartis entre 11 Etats et dont 17 milliards d'euros rien que pour la France.

Crédit photo : archiv Metropolu

Ce n’est pas la crise pour tout le monde. En effet, alors que divers gouvernements européens appliquent l’austérité dans l’espoir d’économiser quelques milliards, des traders, des banques et des avocats se sont unis autour d’un vaste montage financier leur permettant de voler aux Etats une telle somme. Pendant que nous subissons les diminutions d’aides sociales et un flicage important sur la moindre petite fraude et qui peuvent avoir des conséquences douloureuses sur nos vies, ces élites détournent des milliards d’euros impunément.

La méthode est simple. A partir d’un impôt sur les dividendes de certains pays européens dont la France, certains actionnaires ont droit à un remboursement de cet impôt grâce à une convention entre différents Etats. Il s’agit donc pour ces actionnaires de s’échanger les actions rapidement de sorte à ce que les Etats ne sont plus en capacité d’en trouver les réels détenteurs et effectuent alors des remboursements à plusieurs personnes pour la même taxe. Actionnaires de différents pays et unis donc par la fraude à différents Etats européens et ce avec l’aide de plusieurs banques européennes dont la Société générale et BNP Paribas.

Encore une fois, il est question de priorité pour les Etats. Ces derniers se dotent plus fortement d’un appareil répressif lourd pour des sommes infimes (comme pour traquer la fraude à la caf ou comme l’illustre l’histoire du père et sa fille emmenés en garde à vue pour avoir oublié de scanner des couvercles aux caisses automatiques à Ikea) et deviennent bien plus laxistes lorsqu’il s’agit de contrôler ceux qui détiennent et jouent avec les richesses.




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