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Politique

Face à Fillon…

Une cinquantaine de conseillers ministériels de droite vont rejoindre Macron

Selon « le Parisien », une cinquantaine de conseillers ministériels des gouvernements de la droite serait sur le point de rejoindre Emmanuel Macron, renforçant ainsi sa candidature et son pôle à droite.

C’est la valse des soutiens au QG d’Emmanuel Macron, même si ceux-ci sont plus ou moins attendus : si l’arrivée de Jean-Yves Le Drian fut comme une apparition messianique pour le leader d’En Marche, celle de Manuel Valls fut plus proche d’un risque de guerre nucléaire. Des soutiens, il y en a pléthore, qui se rallient, un à un, ou en groupe, au mouvement de l’ancien ministre de Hollande. Et comme ce dernier tient à garder son image de « ni gauche, ni droite : réformiste », il s’agit d’équilibrer systématiquement la balance des deux côtés de l’échiquier politique français.

Cette fois-ci, ce ne serait pas des députés, ni des sénateurs, mais des conseillers ministériels qui rejoindraient Emmanuel Macron. Pas de grande figure médiatique comme Dominique de Villepin ou François Bayrou donc, mais des « hommes de l’ombre », des techniciens qui connaissent les dossiers et qui restent indispensables à tout gouvernement de la Vème République. « Ils ont des compétences techniques, thématiques et opérationnelles. C’est très utile dans la dernière ligne droite, notamment pour préparer les législatives et l’exercice du pouvoir », s’est donc réjoui un cadre de « En marche ». Macron réussit donc à rattraper petit à petit ce qu’on lui a souvent reproché : la figure d’un banquier qui ne serait pas un homme d’Etat, qui n’aurait pas de carrure régalienne. L’arrivée de Le Drian a d’ores et déjà particulièrement renforcé ce pôle, et l’arrivée de ces conseillers, issus des gouvernements Sarkozy et Chirac, permettrait à Macron de s’assumer dans le costume présidentiel.

Ces soutiens, d’après les informations du Parisien, sont tous plus ou moins proches d’Alain Juppé, et certains auraient même joué un rôle majeur dans la campagne du maire de Bordeaux aux primaires de la droite. Ce genre de ralliements est d’ailleurs assez inédit, au point de faire dire à un proche de Juppé que « c’est un cas de figure totalement inédit qui souligne à quel point la situation actuelle n’est pas normale ».

Ces ralliements donnent donc à Macron une force d’autant plus importante à droite que pour l’instant ce sont plus les parlementaires de droite qui manquent au candidat. Et malgré beaucoup de soutiens informels, franchir le Rubicon reste plus dur pour ces députés qui tiennent avant tout à leur investiture pour les législatives.




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