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Université d’été du Medef. Les patrons veulent que Macron tape plus fort et plus vite

En cette fin du mois d'août, et à quelques jours de la rentrée sociale, le Medef tient sa traditionnelle université d'été. L'occasion pour faire passer un message au gouvernement, venu en masse pour l'occasion : Il s'agit, pour l'organisation patronale, d'accélérer le rythme des réformes !

Crédits : Reuters

C’est ce mardi 28 août que c’est ouverte la 20ème université du Medef, qui réunit 4 000 patrons sur le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines. Une occasion pour le gouvernement de venir au devant du gratin patronal, avec une dizaine de ministres annoncés présent, dont bien évidemment Edouard Philippe, qui a tenu un discours ce mardi. L’essentiel des poids lourd du gouvernement sont également présent, comme la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, la ministre des Armées Florence Parly ou bien encore le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Les patrons veulent « des preuves d’amour » et plus de réformes !

Alors que le nouveau n°1 du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a jugé globalement positive l’action du gouvernement lors de l’an I du quinquennat Macron, le chef de file de l’organisation patronale a égratigné le gouvernement sur la question du budget, et plus particulièrement sur le report, pour octobre 2019, de l’allègement de charges patronales au niveau du smic. C’est en ce sens que de Bézieux a, dans son discours inaugural, quelques minutes avant celui d’Edouard Philippe, mis en garde le gouvernement contre ce qui est considéré par le patronat comme des mesures budgétaires défavorables aux entreprises.

« Nous préférons les preuves d’amour aux déclarations d’amour » a ainsi déclaré de Bézieux. Le ton est donné : Il s’agit d’intensifier et d’accélérer les réformes, dans la lignée de la première année du quinquennat, sous le sacro-saint joug de l’impératif de compétitivité. « Votre gouvernement a redonné la confiance aux entrepreneurs, avec une économie pro-entreprise. L’heure n’est plus au french bashing. France is back… to be confirmed » a ainsi affirmé de Bézieux, avant de préciser que « la confiance, c’est fragile », ce à quoi Edouard Philippe s’est empressé de répondre, pour ne laisser aucun doute quant à la volonté du gouvernement : « Nous avons pris des engagements clairs pour les entreprises et nous ne les remettrons pas en cause d’ici à la fin du quinquennat » a ainsi asséner le premier ministre.

Le ton est donc clairement donné. Si le Medef se félicite, et il y a de quoi, des réformes entreprisent par Macron lors de la première année de son mandat, il s’agit pour l’organisation patronale de maintenir la pression, en dictant une feuille de route claire : Plus d’attaque contre les droits et acquis des travailleurs et plus de « souplesse » pour les entreprises. Et concernant ce type de revendication, il ne fait que peu de doute que le gouvernement saura être à l’écoute.




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