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Ce jour-là les urgences tournaient à plein régime…

« Urgences saturées » : mort d’une femme sur un brancard au CHU de Rennes

Lundi dernier au Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, une femme est morte dans l'attente d'un examen médical dans un service surchargé.

Crédits photos : Thomas BREGARDIS archives

Après la mort d’une septuagénaire à Reims quelques jours plus tôt, qui avait dû attendre plus de 2h en salle d’attente, c’est au tour du CHU de Rennes d’être le théâtre d’une scène qui commence à avoir des airs de déjà-vu.

Lundi dernier, une femme d’une soixantaine d’années est rentrée dans le service des urgences du CHU de Pontchaillou de Rennes déclarant avoir des douleurs à l’abdomen. Ce n’est qu’après une heure d’attente dans un couloir de l’hôpital que des pompiers se sont rendu compte de l’état critique dans lequel se trouvait la personne. Malheureusement, c’était déjà trop tard, les tentatives pour la réanimer se sont avérées être des échecs.

Cette dernière avait été placée sur un brancard en attente d’une prise en charge dans un service déjà bondé. En effet, ce jour-là les urgences tournaient à plein régime, l’équipe médicale assurait la prise en charge d’une centaine de cas dont certains nécessitaient une prise en charge immédiate en raison de leur pronostic vital.

Ce genre d’affaire n’est pas isolé, comme le dit Philippe Blin, délégué FO au CHU de Rennes, (dans le journal Ouest France) : « Le personnel s’épuise, avec les injures et les menaces par les familles mécontentes à cause de l’attente. Les gens passent des heures dans la salle d’attente, sur les brancards. On est très souvent sur le fil. Ces problèmes, on les connaît depuis longtemps. »

Ces problèmes sont symptomatiques d’un manque de moyens effarant qui va aller crescendo avec la casse des services publics. Les différentes coupes budgétaires orchestrées par les gouvernements successifs nous préparent à une recrudescence d’affaires de ce type qui auront des conséquences dramatiques sur le milieu hospitalier, le but final étant de transformer l’hôpital public en entreprise, mettant en concurrence les services entre eux en testant leur rentabilité.

C’est pour cette raison que le 22 mars est une date importante, car elle marquera un tournant décisif dans la lutte contre la casse des services publics. Les secteurs les plus attaqués comme le rail, la santé et l’éducation seront dans la rue pour manifester leur mécontentement et construire un réel rapport de forces permettant de sauver nos conditions de travail et de se battre pour un service public de qualité !




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