Débats

« J’ai lu Malcom X avant de lire Lénine, Angela Davis avant Rosa Luxemburg »

[VIDEO] Marxisme et anti-racisme, un mariage malheureux ?

Publié le 29 juillet 2016

« Le but d’une discussion sur race et classe est celui d’instituer une sorte de perméabilité entre des champs théoriques et également des contextes de lutte qui ont parfois eu historiquement tendance à s’éloigner et à s’opposer » Comment comprendre les conflits ponctuels qui ont pu surgir entre les tenants de la lutte de classe et les mouvement anti-racistes, ou encore les mouvements féministes ? Opposition d’autant plus paradoxale que, comme le dit Selma James dans Sex, Race and class (1975), quand on parle des Noir.e.s et des femmes, on parle également du travail et de l’exploitation. Faisant le constat que ce lien entre exploitation de classe et racialisation/genrisation de l’exploitation n’a pas toujours été reconnu par « la gauche universaliste aveugle » qui s’est souvent désintéressée des mobilisations qui ont pu émerger ces dernières années sur des questions raciales, comment faire en sorte que la gauche révolutionnaire renoue pleinement avec les luttes anti-racistes ? Quelles autonomie et indépendance des combats antiracistes par rapport aux organisations du mouvement ouvrier ?

C’est ainsi qu’a été lancée la discussion sur race et classe introduite par Jamila M. lors de l’Université d’été organisée par les quotidiens en ligne, Révolution Permanente (France),Izquierda Diario(Etat Espagnol) etKlasseGegenKlasse(Allemagne). Une discussion proposant « d’ouvrir une fenêtre » sur des questions souvent mises de côté par les marxistes révolutionnaires et de « faire rentrer de l’air ». Un souffle nouveau pour tenter de dépasser les oppositions actuelles qui clivent l’extrême-gauche et notre camp social, entre lutte de classe et lutte anti-raciste.