^

Notre classe

Gare bloquée, invasion du CTIV...

Valenciennes. 850 manifestants pour la sauvegarde de l’emploi

Fredéric Apoyo Ce jeudi, 850 personnes ont défilé à l'appel de la CGT dans le centre-ville de Valenciennes pour dénoncer les "annonces catastrophiques" de suppression d'emplois, dans une région durement touchée par le chômage. Les salariés de nombreuses boites concernées ont convergé pour faire entendre leurs voix.

Quelques 200 salariés de la tuberie de Vallourec, principaux touchés par le plan social en cours dans le secteur de la métallurgie, ont, ce jeudi matin à 8h, envahit le Centre technique et informatique de Vallourec (CTIV) de Saint-Saulve pour dénoncer les suppressions massives d’emplois dans la région. En effet, le fabricant de tubes sans soudures a annoncé, dans son plan de restructuration à échelle européenne, la fermeture de deux laminoirs à Saint-Saulve et Déville-lès-Rouen en Seine-Maritime. Plus largement, une ligne de filetage à Mülheim en Allemagne et une ligne de traitement thermique à Bellshill en Ecosse sont également concernées.

Sous les coups de 10h, les salariés de Vallourec Saint-Saulve ont convergé vers la place d’arme de Valenciennes pour rejoindre les salariés d’Akers Berlaimont (sous-traitant de Vallourec) mais aussi Alstom, Bombardier, Toyota, Renault Douai, Ascométal Dunkerque, Vallourec Aulnoye-Aymeries et Sevelnord. Au total, ce sont 850 manifestants qui ont exprimé leur colère. A 11h30, les manifestants ont également bloqué la gare de Valenciennes, en occupant les voies ferrées et perturbant ainsi le trafic. "On a des annonces catastrophiques dans la région et tout le tissu économique va être durement touché", a déclaré Ludovic Bouvier, délégué régional CGT Métallurgie, avant de poursuivre : "On est déjà dans une région durement touchée par le chômage. On est également dans la rue pour éviter le projet de loi d’El Khomri sur le code du travail, qui devrait faciliter encore davantage les licenciements et la casse, on va repartir au temps de Germinal".

Après la manifestation, les salariés de Vallourec Saint-Saulve ont poursuivi le blocage de leur usine. Jean-Luc Mélenchon, en pleine campagne présidentielle, a apporté son soutien aux salariés. La radicalité et la solidarité affichées par les grévistes, couplées à un contexte général bouillant avec la loi El Khomri, sont en tout cas des signes positifs de résistance face aux politiques patronales résolument tournées vers le licenciement de masse.




Mots-clés

Valenciennes   /    CGT   /    Loi El Khomri   /    Notre classe