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Politique

Un homme de droite

Valls : « Jérusalem est la capitale d’Israël, et personne ne va le remettre en cause »

« Jérusalem est la capitale d'Israël, et personne ne va le remettre en cause ». Voilà la déclaration de l’ancien premier ministre Manuel Valls lorsqu’il a été interrogé sur la situation israélo-palestinienne récemment relancée par la décision prise par Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Manuel Valls à Tel Aviv, le 22 mai 2016. JACK GUEZ/AFP

Ce mardi, suite à la demande pour reconnaître la Palestine comme État indépendant porté à l’Union Européenne par le président palestinien Mahmoud Abbas, Manuel Valls a été interrogé sur le conflit israélo-palestinienne et sur le statut de Jérusalem sur BFMTV et RMC.

Au début de sa réponse Manuel Valls n’a fait que suivre la ligne habituelle de la diplomatie française déjà affichée par Emmanuel Macron lors de la visite de Benjamin Netanyahu à Paris en décembre dernier. Ainsi l’ancien premier ministre a déclaré : « Je ne crois pas dans les discussions unilatérales qui ne passent pas d’abord par une discussion directe entre la Palestine et les Israéliens. Je ne crois pas que ce serait la bonne solution » et tout de suite il a ajouté qu’il était pour « un État palestinien et deux États, l’État d’Israël et l’État palestinien vivant côte à côte, mais nous savons que c’est très difficile ».

Pourtant quand Jean-Jacques Bourdin lui a demandé de savoir si lui-même critiquait la décision prise par Donald Trump de déplacer l’ambassade nord-américaine à Jérusalem et de reconnaître la ville comme la capitale d’Israël, Valls a répondu que « oui, parce que ça n’a pas fait avancer les choses » avant de nuancer « même si je sais, et tout le monde sait que Jérusalem est la capitale d’Israël, et personne ne va le remettre en cause ».

Avec cette déclaration, Manuel Valls, reprend l’argument qu’avait déjà donné le président nord-américain afin de justifier la décision prise début décembre dernier par rapport au déplacement de son ambassade à Tel-Aviv. Comme Donald Trump le soulignait, reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël était « reconnaître une réalité ».

Cette déclaration du président nord-américain fut déjà rejetée par l’ONU le 21 décembre, lorsque l’organisation a adopté une résolution qui affirmait que toute décision concernant le statut de Jérusalem "n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée".

Toutefois cette opposition reste faible. Donc des déclarations comme celle de Manuel Valls ne sont que le reflet des énormes intérêts qu’a le bloc occidental dans la région critique du Moyen Orient. Car sa domination passe pour un fort soutient politique, économique et militaire de son rempart dans la région, Israël.

Comme a déjà éclairci Emmanuel Macron lors de la visite du président israélien en France en décembre dernier : « tout ce qui menace la sécurité d’Israël et des Israéliens est condamné par la France avec beaucoup de fermeté et de clarté ». Quant à Valls, il continue ainsi son évolution effrénée vers la droite.




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