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Politique

Bon vent !

Valls quitte le PS… et rejoint la République en Marche

Sans surprise, Manuel Valls a annoncé ce matin qu’il quittait le Parti Socialiste pour rallier « la majorité présidentielle » à l’Assemblée Nationale. Quand l’opportunisme politique n’a plus de limites…

Depuis le temps Manuel Valls nous aura habitués à ses nombreuses frasques et trahisons politiques. Depuis qu’il a perdu les primaires du Parti Socialiste, l’ex Premier Ministre qui avait déjà battu des records d’impopularité de par sa politique anti sociale et répressive, aura fait des pieds et des mains pour ne pas se faire totalement éjecter de la scène politique.

Sentant que le PS courrait à sa chute (à laquelle il a lui-même grandement contribué), le faucon Manuel Valls, chez qui la défaite aux primaires socialistes avait un goût amer, avait déjà retourné sa veste en appelant à voter pour Macron avant le 1er tour et en multipliant les déclarations contre son ex-concurrent Benoit Hamon.

Pour les législatives, Manuel Valls, présent dans son fief d’Evry, a multiplié là encore les prises de positions en faveur de la politique de Macron, si bien que la République En Marche a fini par l’investir à demi-mots en choisissant de ne pas présenter de candidats concurrents. L’ex premier flic de France a finalement emporté le second tour des législatives à 138 voix face à Farida Amrani, candidate pour la France Insoumise. Une « victoire » fortement remise en cause.

Après avoir tenté de créer son propre groupe parlementaire en vain, c’est donc sans surprise que Manuel Valls a annoncé ce matin au micro de RTL « je quitte le Parti Socialiste […] je veux siéger dans la majorité ».

Au sein de ses anciens « camarades » du parti socialiste, le ton est donné. Pour Yann Galut, peu de socialistes « regretteront son départ ».

Apprendre qu’enfin Manuel #Valls fait quelque chose de bien pour la #Gauche...peu regretteront son départ...#fossoyeur #traitre #bonvent
— yanngalut (@Yann Galut ن)

En effet, entre Manuel Valls et l’aile « gauche » du parti socialiste, les affaires ne vont pas bon train. Ces derniers, à l’image de Benoit Hamon, le tiennent pour responsable de la fracture entre « les deux gauches irréconciliables » qu’il avait lui-même appelé, et lui reprochent d’avoir contribué à avoir fait échouer la campagne du candidat socialiste.

Pour Castaner, le porte-parole du nouveau gouvernement, la décision de Manuel Valls d’officialiser son départ du Parti Socialiste « ne [le] surprend pas ». Peu de temps après sa prise de parole, le groupe LREM a finalement décidé d’accepter Manuel Valls dans ses rangs en tant que député apparenté. Ce dernier devrait y jouer un rôle marginal, étant politiquement isolé parmi les quelques 300 parlementaires pro-Macron. Mais au moins évitera-t-il de siéger parmi les non-inscrits…

Crédit Photo : REUTERS/Charles Platiau




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