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Monde

Faim et répression

Vénézuela. Manifestation contre la vie chère : la garde nationale assassine une jeune femme enceinte

Le 31 décembre, la faim et la répression continue, et une jeune femme de 18 ans a été assassiné d’une balle dans la tête. Un jeune homme a également été blessé. Des adieux de fin d’année du gouvernement de Maduro aux classes populaires…

La Izquierda Diario

Cette fin d’année a été très dure et marquée par une série de protestations et de manifestations contre la pénurie et la faim que ce soit autour des établissements commerciaux privés, des magasins de nourriture de l’Etat ou même dans les quartiers. Le gouvernement avait promis de vendre du jambon a des prix subventionnés pour les fêtes de fin d’année, et cette protestation avait pour but de faire respecter cette promesse. Mais hier, cette situation a couté la vie a une jeune femme enceinte de 5 mois tuée par un membre de la Garde Nacionale Bolibarienne (GBN).

Alexandra Conopi a reçu une balle dans la tête au moment ou les manifestants, nombreux s’approchaient d’un bâtiment de de la Garde du Peuple.
Luis Medina Perozo, un autre jeune de 20 a été touché à la fesse.

C’est ainsi que le gouvernement national répond au désespoir de du peuple travailleur : il ne viole pas seulement sa dignité mais assassine.
Lorsque le peuple, qui est obligé de se soumettre aux mécanismes de distribution d’aliments du gouvernement, demande à celui ci de tenir ses promesses, le gouvernement réprime.

Une dure réalité que gouvernement essaie de cacher avec des augmentations de salaire misérables.

Nicolas Maduro a annoncé qu’à partir du 1er janvier le revenu minimum allait augmenter de 30% mais cela n’est rien par rapport l’inflation attendue pour 2017 : entre 600 et 700% Le revenu minimum sera poussé à 795.507 Bolivars. (en additionnant une augmentation du salaire minimum et la valeur des bons d’alimentation) soit 45 euros environ au taux de change officiel « flottant », mais un peu moins de 4 euros au taux de change parallèle, celui qui correspond à la réalité des échanges pour la majorité des vénézuéliens. Ainsi une boite d’oeufs coutent 240 mille bolivars , un kilo de sucre ou de fromage coute 200 milles alors ne parlons même pas du prix de la viande qui de plus fait l’objet d’accords entre l’État et les entrepreneurs afin d’autoriser des augmentations de prix.

C’est dans ce cadre que des milliers d’habitants des secteurs populaires se sont levés afin de demander l’accomplissement de cette promesse d’un peu de viande pour les fêtes et aussi de façon générale contre la pénurie. Ainsi le même jour dans un autre quartier de Caracas il y a eu un début de saccage d’un super marché. La encore la police en le protégeant a blessé plusieurs personnes.

Le gouvernement de Maduro n’est pas seulement un pouvoir qui affame, qui décharge la crise sur les travailleurs et le peuple pauvre avec les patrons, qui décide de donner des millions et des millions de dollars pour le grand capital international en payant sa dette externe, pendant que le peuple, lui, souffre de la faim et du manque de médicament, le gouvernement de Maduro est aussi un pouvoir qui a les mains tachée du sang des classes populaires qui exigent simplement de la nourriture.




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