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Débats

Convergence des luttes étudiants-personnels

Vidéo. A 50 ans de mai 68, quelle révolution pour l’Université ? Atelier NPA Jeunes au Mirail

Alors que des centaines d’étudiants et de personnels sont en grève depuis plusieurs semaines sur la fac du Mirail à Toulouse, le NPA Jeunes organisait ce mercredi une réunion publique pour mettre en question l’Université, à 50 ans de mai 68.

Près de 80 personnes étaient présentes mercredi 21 février à la fac du Mirail pour un atelier débat organisé par le NPA Jeunes autour de la question « A 50 ans de mai 68, quelle révolution pour l’Université ? », dans le cadre de la grève qui anime étudiants et personnels de l’université depuis plusieurs semaines.

Alors que Macron attaque la jeunesse avec son « Plan étudiants » et ses réformes pour le lycée et le bac, et que l’Université du Mirail est sous le coup d’un projet de fusion que tentent d’imposer par la force le président de la fac et le gouvernement ; alors que plusieurs centaines d’étudiants et de personnels sont en grève depuis maintenant plusieurs semaines en France mais aussi au Mirail ; alors que nous nous apprêtons à fêter le cinquantenaire de mai 68 qui célèbre la plus grosse grève ouvrière de l’histoire de l’occident, dans laquelle le mouvement étudiant a joué un véritable rôle d’étincelle… il est plus que nécessaire de prendre du recul et de porter un regard critique sur l’Université d’aujourd’hui (mais aussi celle d’hier) et de se demander pour quelle université on se bat ?

C’est ce qu’ont tenté de faire Marina, étudiante et militante du NPA Jeunes, et Maxime, personnel de la bibliothèque en grève, qui se sont donné la parole avant d’échanger avec le reste de la salle.

Marina a d’abord tenté un retour historique et théorique sur les débuts de l’université de masse telle qu’elle a été façonnée en grande partie après mai 68, pour montrer en quoi il ne peut être seulement question aujourd’hui de « sauver l’université » d’avant, mais qu’il faut au contraire se réapproprier ce qui avait été le crédo des étudiants de mai 68, conscients de la nécessité de passer « de la critique d’une université de classe à la critique d’une société de classe ».


Maxime quant à lui est revenu sur la mobilisation des personnels administratifs de la fac du Mirail, leurs revendications et leurs modalités d’organisation. Il revient aussi sur les attaques que subissent les travailleurs de la fac dans ces dernières décennies. En empruntant les mots de Simone Weil sur « les joies de la grève », il a conclu sur la force de l’unité entre les étudiants et les personnels dans cette grève et sur la nécessité de les maintenir après la grève.




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