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Politique

Ils ne nous empêcheront pas de manifester !

[Vidéo] La répression policière au rendez-vous des manifestations du 31 mars

Flora Carpentier

Ce 31 mars, alors que la mobilisation contre la loi travail s’est nettement renforcée dans la rue avec 1,2 millions de manifestants dans toute la France, la répression policière que l’on avait vu à l’œuvre lors des précédentes journées de mobilisation a elle aussi été au rendez-vous. A Paris, Rouen, Saint-Brieuc, Nantes, Rennes, Lyon, Toulouse, Lille, Marseille et ailleurs sans doute, la police a chargé, gazé, matraqué et interpelé au moins une centaine de manifestants.


Toute la journée, des vidéos et photos ont été postées sur les réseaux sociaux par des manifestants, certains battant le pavé pour la première fois de leur vie, choqués par la violence d’une police au service du gouvernement et de sa loi travail. Certains témoignages nous ont été transmis en direct, à l’image de la scène de répression des étudiants à Rouen : « Les CRS ont chargé, place de l’hôtel de ville, les étudiants qui étaient en train de se remettre de leurs émotions suite à la manifestation et de préparer un barbecue. Ils nous ont menacé, ont frappé et ont lancé une flash bomb. Il y a du sang sur la place de l’hôtel de ville, des camions de pompiers passent et ça continue à l’heure où je vous écris... ». Les vidéos prises depuis les téléphones portables et retransmises en direct ont fait rapidement le tour de la toile. A Lille également, la photo d’un manifestant agenouillé au sol, les mains en l’air, en train de se faire matraquer par 4 policiers, a été retwitée des milliers de fois. A Rennes, les CRS ont chargé et tabassé les manifestants tombés à terre, à coup de pieds et de matraque. A Saint-Brieuc, une cinquantaine de jeunes organisant un sitting pacifique ont été violemment gazés en plein visage, au point de nécessiter les soins des pompiers.
A Lyon, la manifestation s’est terminée avec l’évacuation de la place Bellecour aux jets de canons à eau, et au moins deux jeunes ont été blessés, l’un avec le crâne ouvert.
A Toulouse, même scénario et des interpellations brutales. Un journaliste a été matraqué et a eu 3 points de suture sur le crâne.

Cette répression tous azimuts témoigne de la crainte du gouvernement d’être mis en difficulté par des mobilisations qui montrent toute leur détermination pour exiger le retrait de la loi travail. C’est également pour tenter de freiner l’élan de contestation que des dizaines d’établissements scolaires étaient fermés ce jeudi matin.

La répression policière ne peut que renforcer les travailleurs et la jeunesse dans leur lutte contre ce gouvernement et ses attaques, son état d’urgence et ses mesures liberticides. A bas l’état policier ! Ils ne nous empêcheront pas de manifester !




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