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Société

Violences policières

Vidéo. Passage à tabac d’un migrant : le policier placé en garde à vue

C’est à partir d’une vidéo prise par une caméra de surveillance dans le TGI de Paris le 9 juin 2018, que s’est procuré le site « Là-bas si j’y suis », qu’a pu être mise au jour cette nouvelle affaire de violences policières. C'est au sein même du tribunal qu'un policier s’est acharné pendant de longues minutes sur un migrant menotté. Il a désormais été placé en garde à vue pour ces faits.

Comme le montre la vidéo ci-dessus, nous avons affaire à un véritable acharnement de la part du policier à l’égard du migrant incarcéré au TGI, et ce alors que ce dernier était menotté et n’a jamais tenté de se défendre malgré les coups qui lui ont été portés. Même après l’avoir, très violemment, ramené dans sa cellule, le policier est revenu à deux ou trois reprises pour continuer à se défouler contre le migrant en question.

Un comportement qui témoigne d’une part du profond mépris à l’égard des migrants que l’on retrouve au sein du corps policier, mais également du sentiment profond d’impunité, justifié et entretenu par une justice de classe qui les protège constamment, que les policiers ressentent. A tel point que le flic auteur de ces violences, a récupéré la vidéo des faits et l’a fait tourner auprès de ses collègues en se « vantant » de ces actes.. Et si cette énième affaire de violences policières est aujourd’hui prise en charge par la justice, c’est bien parce que cette vidéo et ces preuves matérielles accablantes ont été mises en ligne, que cette affaire a fait du bruit, et que la justice ne pouvait dés lors pas fermer les yeux.

Les migrants, dont le harcèlement et la répression sont quotidiens de la part des forces de répression, se trouvent généralement sans défense dans ce genre de situations. Que ce soit dans la jungle de Calais, les camps à Paris ou bien dans les centres de rétention où sont placées des familles peu importe l’âge des détenus. Une précarité qui risque de s’accroître avec la loi « asile et immigration » qui va durcir la répression envers les migrants.

Par ailleurs, cette énième violence policière vient rappeler à quel point ces comportements ne sont pas l’exception mais plutôt la règle, les victimes de ces violences policières étant en premier lieu les migrants et les jeunes de banlieues. En effet, pas plus tard que le 3 juillet mourrait Aboubakar abattu à bout portant sous les balles de la police. Ces funestes événements nous rappellent systématiquement le rôle de maintien de l’ordre de la police, et ce peu importe les moyens utilisés tant qu’ils conviennent aux intérêts de l’État.




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