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Politique

Le Tour de la répression

Violence policière. Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour, agressé par un gendarme !

Ce mercredi soir, le Tour de France a été le théâtre d'un épisode de violence policière peu banal. C’est Chris Froome, quadruple vainqueur du Tour de France, qui a subi le plaquage d’un gendarme, qui l'avait confondu avec un cyclotouriste.

Crédit photo : tweet Albert Secall

L’étape de ce mercredi 25 Juillet avait été présentée comme une grande nouveauté pour le Tour de par son format inédit. Seulement 65 km, 3 cols, une arrivée en altitude, un départ sur une grille analogue à ce qui se passe en F1… ce nouveau format a promis du spectacle, mais, en dehors des craquages de Chris Froome, quadruple vainqueur de la course et favori cette année, et Romain Bardet, tous deux distancés, le classement général n’a pas été chamboulé. Actuellement 3ème au classement général, le britannique a sans doute perdu le Tour de France. Déjà au centre d’une polémique autour d’une affaire de dopage, le coureur n’était décidément pas au bout de ses peines après cette étape. En effet, alors qu’il retournait à son bus un gendarme l’a violemment jeté au sol. Un spectateur a filmé la scène.

Dans l’altercation qui a suivi entre le champion et le gendarme, il apparaît que ce dernier ne l’avait pas reconnu. Bien que cela soit étonnant, ce qui l’est d’autant plus est que le fait d’agresser un simple cycliste en marge de la course soit acceptable aux yeux du gendarme et ce en toute impunité. A l’heure de l’affaire Benalla, ce type d’agissement montre que la violence policière et bien la norme et non l’exception.

Il faut dire que les forces de répression n’ont pas été en reste pendant ce tour. En effet, lors de l’étape de la veille, les gendarmes avaient déjà violemment gazé des agriculteurs qui avaient profité du Tour comme d’une tribune médiatique pour leurs revendications. Un acte répressif qui avait aussi touché les coureurs. Cette affaire de violence policière, singulière du fait qu’elle touche l’une des stars du peloton, est en tout cas symbolique de l’impunité, réelle et ressentie, des forces de répression.




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