Genres et Sexualités

Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Violences faites aux femmes. Appel du Cortège latino-américain #NiUnaMenos 25N

Publié le 25 novembre 2016

Nous reproduisons ci-dessous l’appel du Cortège latino-américain #NiUnaMenos pour la manifestation contre les violences faites aux femmes du 25 novembre.

Auteure : Malena Vrell

CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES : #NIUNAMENOS

Ce 25/11, les latino-américain-e-s sortirons dans les rues lors de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes sous le cri de #NiUnaMenos, #PasUneDeMoins. De Buenos Aires à Paris, et partout dans le monde, nous ferons entendre ce mot d’ordre né en Amérique latine contre les féminicides et les multiples violences envers les femmes.

#NiUnaMenos pour féminicides

L’Amérique latine est une des régions où les taux de violences contre les femmes sont les plus hauts. Alors que chaque jour 12 femmes meurent pour le simple fait d’être femmes (CEPAL 2016), 98% des cas restent impunis. Loin d’être des cas isolés, les féminicides sont le produit d’une violence structurelle et systémique ; le dernier maillon d’une chaîne de violences, nourrie par l’éducation machiste et la caution des institutions complices.

#NiUnaMenos pour cause d’avortements clandestins

L’Amérique latine est aussi une des régions où les législations concernant nos droits sexuels et reproductifs sont les plus meurtrières. Parce qu’on peut prendre jusqu’à 40 ans de prison pour avoir avorté, 95% des avortements sont faits clandestinement (Institute Guttmacher) et sont la troisième cause de mortalité féminine, notamment des femmes les plus pauvres. Disons non à l’injonction à la maternité, au confinement à la sphère domestique, nourris par l’idéologie dominante. Ni la terre, ni nos corps ne sont des territoires de conquête !

#NiUnaMenos pour les plus exploitées et opprimées

Dans le monde, 90% des personnes les plus pauvres sont des femmes. Nous occupons les emplois les moins reconnus, les moins rémunérés et la brèche salariale ne fait que confirmer ces inégalités. En tant que femmes immigrantes en France, nous élevons aussi notre voix contre la double voire triple peine que nous subissons du fait d’être femmes le plus souvent racisées et précarisées. Le système patriarcal précarise, opprime et tue les femmes et les minorités de genre. Dans la vaste majorité de nos pays d’origine, les couples homosexuels n’ont pas le droit de se pacser ou de se marier. À cela s’ajoute le fait que 8/10ème des assassinats de personnes trans dans le monde, ont eu lieu en Amérique Latine, sans parler du fait que l’espérance de vie d’une personne trans dans la région ne dépasse souvent pas les 35 ans.

#NiUnaMenos pour la solidarité féministe et internationaliste

La Journée internationale contre les violences faites aux femmes (25N), est née de la lutte des féministes latino-américaines pour rendre hommage aux sœurs Mirabal, militantes dominicaines assassinées par le dictateur Trujillo en 1960. Le mouvement #NiUnaMenos, né en Argentine et ayant traversé l’ensemble de l’Amérique latine, offre l’occasion de reconstruire cette force, cette organisation et cette solidarité. Faisons en sorte que le mouvement #NiUnaMenos puisse traverser les frontières ! Face au système mondial qui perpétue les violences contre les femmes : solidarité féministe et internationaliste !

Pour les sœurs Mirabal, Lucía Pérez, Máxima Acuña, Berta Cáceres, Milagro Salas, la Machi et toutes celles qui ne sont plus avec nous.

¡Si tocan a una, nos organizamos miles !
Si vous en touchez une, nous répondrons par milliers !
#NIUNAMENOS

alertafeministaasociacion@gmail.com