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Monde

Tensions Pyongyang/Washington

WannaCry : la Corée du Nord derrière une attaque informatique internationale ?

La tension entre les États-Unis et la Corée du Nord est, depuis des mois, à un niveau très élevé à mesure que le régime de Pyongyang fait la démonstration de sa capacité de tir de missiles à longue portée. Mais c'est aussi dans sa capacité à mener des cyberattaques qu'il est attaqué. La Maison Blanche affirme avoir la preuve que le logiciel WannaCry, qui a touché 150 pays en mai dernier, provient directement du pays du Kim Jong-un.

Les accusations de piratages informatiques ont leurs précédents entre les États-Unis et la Corée du Nord. On se souvient que le film The interview, qui racontait la tentative d’assassinat du leader nord-coréen, s’était retrouvé diffusé sur internet avant sa sortie, révélant que le groupe de hacker Lazarus avait réussi à infiltrer le réseau de Sony Picture. Immédiatement, la Corée du Nord avait fait l’objet de soupçons quant à cette cyberattaque.

En mai dernier, d’après l’enquête menée par la Maison Blanche, le même groupe de pirates informatiques s’est illustré dans une attaque d’ampleur internationale avec le virus WannaCry. Ce dernier a en effet infecté plus de 300 000 ordinateurs dans le monde en raison de sa propagation rapide. Parmi les principales victimes de cette attaque, le service national de santé de la Grande-Bretagne qui a été obligé de s’arrêter ainsi qu’une usine Renault, elle aussi arrêtée. Le logiciel s’attaque aux données et ne les décrypte que si l’on paye la rançon exigée. Au total, les pirates ont récolté 140 000 dollars sur cette attaque qui a touché pas moins de 150 pays.

L’origine de ce « rançongiciel » n’avait pas pu être identifiée immédiatement bien que la Corée du Nord figure parmi les commanditaires les plus probables de cette cyberattaque. C’est en tout cas ce que les services anglais affirmaient il y a quelques mois. Désormais, les États-Unis affirment détenir « un très haut niveau de certitude » sur la provenance de WannaCry et accusent Pyongyang d’être « directement responsable » de cette attaque survenue en mai dernier. Tom Bossert, conseiller à la sécurité intérieure de Trump, affirme que cette accusation est « fondée sur des preuves » et que les pirates sont sans aucun doute possible « affiliés au régime nord-coréen ».

Cette enquête va peser dans le rapport de force que les États-Unis ont engagé depuis des mois face à l’augmentation de la puissance de feu nucléaire de la Corée du Nord. Les sanctions internationales déjà fortes risquent de s’accentuer et le positionnement des « alliés » de Pyongyang, Russie et Chine, risque de devoir évoluer devant ces révélations. Les tensions entre les deux puissances risquent encore de se tendre et de mener à une escalade de la violence que Trump attise également depuis des mois.




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