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5 de décembre de 2018 Twitter Faceboock

Flashball, lacrymos, arrestations
« Un élève a eu la joue déchiquetée par un tir de flahsball » : des violences inacceptables contre les lycéens mobilisés
Yano Lesage

Après la « ville rose » et la province, le mouvement des lycéens s’est étendu depuis mardi aux pourtours de l’agglomération parisienne : en Seine-Saint-Denis, dans le Val d’Oise, le Val de Marne, plusieurs dizaines d’établissements ont connu des blocages ou des filtrages… Nasses, lacrymos, arrestations ou tir de flashballs : les interventions policières, multiples, ont été d’une rare violence vis-à-vis de jeunes mineurs et scolarisés.

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« 138 interpellations dans le Val d’Oise » titre le Parisien ce matin. Une vingtaine de lycées du département ont été touchés par la mobilisation des élèves ce mardi 4 décembre à Villiers-le-Bel, Cergy, Taverny ou encore Enghien. Et une centaine de mineurs ont été placés en garde-à-vue.

Ce mercredi, sur le lycée Simone de Beauvoir, à Garges-Lès-Gonesse, les forces de l’ordre ont chargé les élèves après un départ de feu. « Un des élèves a eu la joue déchiquetée par un tir de flashballs » rapporte une source locale. Un autre aurait été interpellé.

Sur l’Académie de Créteil, on recense une trentaine d’établissements bloqués ce mardi. Sans grand étonnement la carte des lycées touchés correspond peu ou prou aux établissements où Parcoursup a fait le plus de dégâts et mis de côté des élèves. Il y a aussi la réforme du baccalauréat, qui laisse les élèves de seconde dans un flou encore total, qui est remis en cause.

Devant les établissements, des feux de poubelles en marge des blocages. Mais surtout une réponse policière d’une extrême sévérité : au lycée Romain Rolland à Ivry, des élèves ont été interpellés puis mis en garde à vue suite à leur blocus. Au lycée Angela Davis de Saint-Denis, 4 élèves ont été interpellés, dont un gardé-à-vue toute la nuit. Sur chaque établissement, ce sont des gaz lacrymogènes qui sont envoyés pour disperser les élèves. Les équipes et les syndicats enseignants, ainsi que l’association de parents d’élève (FCPE) sont sur le qui-vive pour dénoncer cette répression de jeunes mineurs et scolarisés. Beaucoup d’enseignants se disent choqués. A Aubervilliers, 200 lycéens ont manifesté dans la ville aux cris de « Macron démission », certains arborant des gilets jaunes. Sept mineurs ont été ici aussi interpellés.

A Paris, mercredi, du côté de la Porte de Vanves, dans le sud du 14ème arrondissement, la situation était particulièrement tendue aux abords du lycée François Villon : une quarantaine de policiers casqués ont procédé à des arrestations de lycéens qui, après avoir bloqué leur lycée, ont tenté de bloquer la station de Tramway.

On sent que les consignes en termes de répression prônent la sévérité. Le gouvernement est déjà acculé par la mobilisation des Gilets Jaunes et fait tout pour éviter la contagion aux secteurs de la jeunesse.

 
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