^

Communiqué de presse de la famille et des avocats

Un étudiant gravement blessé au thorax suite à l’évacuation du Mirail

Suite à l'évacuation du Mirail, une seconde intervention policière a eu lieu à l'encontre des étudiant.e.s expulsé.e.s dans le quartier de Matabiau à Toulouse. un étudiant du Mirail aurait reçu sur lui une grenade de désencerclement et est actuellement hospitalisé. Sa famille et ses avocats rendent compte de leurs inquiétudes et demandent que la lumière soit faite sur les conditions d'intervention des forces de police. Nous publions ci dessous leur communiqué.

Crédit image : © Radio France - Guillaume Farriol

COMMUNIQUE : Un ETUDIANT GRAVEMENT BLESSE SUITE A L’ÉVACUATION DU MIRAIL

Suite à l’évacuation de l’université du Mirail, une seconde intervention policière a eu lieu à l’encontre des étudiant.e.s expulsé.e.s, dans le quartier Matabiau.

A cette occasion, un étudiant a été interpellé.

Selon les termes de la dépêche du midi une bousculade a suivi durant laquelle « le dispositif de désencerclement du fonctionnaire a explosé accidentellement sur sa tenue ». Les autorités précisant au journal « L’individu et deux fonctionnaires de police ont été légèrement blessés, ils ont été tous les trois pris en charge par les secours ».

Nous savons que sa garde à vue a été levée à 13 heures 20 ce jour, probablement en raison de son état de santé.

Après avoir été pris en charge par les services d’urgence de Purpan, il est actuellement sous surveillance à l’hôpital Larrey et souffrirait d’un hémopneumothorax avec plaies au thorax.

Les policiers blessés seraient, quant à eux, sortis de l’hôpital.

Nous, famille et avocates de cet étudiant, demandons à ce que toute la lumière soit faite, au besoin par l’ouverture d’une mesure d’instruction judiciaire, sur :
- ses conditions d’interpellation,
- les conditions d’intervention des « forces de l’ordre » avec des armes et notamment ce qui pourrait être une grenade de désencerclement.

Nous nous indignons de l’usage d’armes par la police, particulièrement dans le cadre d’un mouvement social et à l’encontre de civils.

Nous rappelons que la grenade de désencerclement a déjà mutilé notamment à Bure et Sivens et qu’une opération de maintien de l’ordre avec des armes a déjà causé la mort d’un manifestant à Sivens.

Nous appelons, face à la gravité de la situation, à garder la tête froide et ne pas perturber les enquêtes à venir par des rumeurs non vérifiées, précision étant faite que cet étudiant pourrait toujours être poursuivi.

Maitres Claire DUJARDIN et Sara KHOURY, avocates à la Cour

La famille de l’étudiant




Mots-clés

Plan Etudiants   /    mouvement étudiant   /    Sélection à l’université   /    Mirail   /    Toulouse   /    Violences policières   /    Université