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Politique

Réveil de la contestation

11 mai. Rassemblement devant le CHU de Nantes pour demander « du fric pour l’hôpital public »

En ce premier jour du déconfinement, 300 personnes ont décidé de se rassembler devant le CHU de Nantes pour protester contre la gestion de crise du gouvernement et soutenir les soignants et leurs revendications pour plus de moyens à l’hôpital.

lundi 11 mai

Crédits : Nantes Révoltée

Après deux mois de crise sanitaire et de confinement qui ont dévoilé toutes les faiblesses de l’hôpital public provoquées par les coupes budgétaires, la colère monte chez une partie du personnel et de la population. En effet, malgré les grèves et mobilisations successives des soignants, ils n’ont jamais été écoutés par le gouvernement, qui a poursuivi ses politiques d’austérité sur l’hôpital. A Nantes, plusieurs centaines d’habitants et de militants se sont rassemblés, à 19h, devant le CHU pour demander « du fric pour l’hôpital public ! ».

Une démonstration de solidarité des habitants, qui ont décidé de passer des applaudissements à la mobilisation. Ce sont des slogans anti-Macron comme « On est là » qui ont été repris en cœur pour marquer leur colère face au cynisme du gouvernement qui a laissé les soignants seuls face à la pandémie. Entre manque de matériel (masques, sur-blouses, tests), manque de personnel et de moyens, les soignants ont été en première ligne de la crise sanitaire. Tout ça à cause des suppressions de lits, des mensonges sur les masques, des destructions stocks et autre mesures prises qui ont clairement détruit l’hôpital.

Ce n’est pas le seul rassemblement qui a eu lieu aujourd’hui devant les hôpitaux, comme devant l’hôpital Purpan à Toulouse, appelé lui par les soignants eux-mêmes contre trente ans de casse de l’hôpital public.

Alors que le gouvernement cherche à déconfiner au plus vite pour relancer l’économie et faire oublier le désastre de sa gestion de l’épidémie, cela ne se fera pas sans réveiller la contestation. Aucune mesure sociale ou en faveur des soignants à la hauteur n’a été prise. Les mesures sanitaires sont clairement insuffisantes pour assurer d’éviter une seconde vague et protéger les travailleurs en première ligne, et une partie de la population ne le laissera pas passer.




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