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Jeunesse

Grève de la faim

19 jeunes afghans âgés de 14 à 17 ans risquent leur vie dans un centre pour migrants

Suite au démantèlement de la « jungle de Calais », 29 mineurs afghans, âgés de 14 à 17 ans, ont été accueillis dans un centre d'accueil et d'orientation du Tarn-et-Garonne début novembre avec pour objectif de partir pour la Grande Bretagne. Alors que dix jeunes ont vu leur dossier accepté, 19 d'entre eux ont reçu une réponse négative. Depuis jeudi soir, ils sont en grève de la faim pour dénoncer le refus de l'Angleterre à les accueillir. Norah Zamryn

lundi 19 décembre 2016

Tous étaient décidés à partir s’installer en Angleterre, rejoindre leur famille, recommencer une nouvelle vie, mais seulement dix d’entre-deux ont réussi à y parvenir, suite à l’acceptation de leurs dossiers par le "Home Office" britannique. Les 19 autres jeunes ne comprennent pas pourquoi les services de l’immigration anglais ont refusé, sans motiver leur décision, de les accueillir. Pour protester et faire entendre leurs voix, ceux-ci ont entamé depuis jeudi soir une grève de la faim au Centre d’accueil et d’orientation (structures crées pour accueillir temporairement les migrants suite au démantèlement de Calais) de Réalville, où ils sont hébergés.

La procédure permettant aux mineurs réfugiés de rejoindre leur famille en Grande-Bretagne a été mise en place conjointement par les autorités française et britannique depuis les accords d’Amiens en mars 2016 entre autre. Cependant, le Royaume-Uni ne semble pas vouloir tenir ses promesses. Suite à leur grève de la faim, deux migrants ont dû être hospitalisé tout une nuit, mais cela ne les a pas empêché de continuer à poursuivre leur combat.

Au total, sur les 1.900 mineurs pris en charge qui devaient rejoindre la Grande Bretagne, seulement 500 ont pu y accéder mi-décembre. Pour les autres, à commencer par ceux de Réalville, la seule issue est de mettre leur vie en danger pour exiger que les promesses faites par le gouvernement français et britannique soient tenues.




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