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Politique

Covid-19

20% des locataires craignent de ne pas pouvoir payer leur loyer

Avec la pandémie de Covid-19, de nombreuses personnes se retrouvent au chômage technique et il va devenir difficile pour de nombreuses personnes ce mois-ci de payer leur loyer. La crise sanitaire n'est pas encore terminée, et on assiste déjà aux premières répercussions économiques sur la population.

mardi 5 mai

 Crédit : Phililippe LOPEZ/ AFP 

Alors que 10,8 millions de salariés sont désormais en chômage partiel, l’impact économique de la crise du coronavirus se ressent de plus en plus. La première répercussion directement liée au chômage est la question des loyers. Un sondage de SeLoger révèle en effet que c’est environ 20% de locataires qui craignent de ne pas être en capacité de payer son loyer ce mois-ci. Ce chiffre augmente en région parisienne, où c’est 1 locataire sur 4 qui redoute de ne pas pouvoir payer.

De plus, le sondage pose la question des conditions de vie de manière plus générale, en plus de la question des loyers. C’est pas moins de 55% des locataires sondés qui s’attendent à une dégradation des conditions de vies. Seulement 15% estiment au contraire que le niveau de vie de la population va s’améliorer. À titre de comparaison, en février dernier, 31 % seulement des locataires misaient sur une dégradation de leur niveau de vie. 

La crise économique, engendrée par la pandémie du coronavirus, commence à poindre et menace d’entraîner des millions de travailleurs dans le chômage et la précarité. De nombreuses personnes se sont retrouvées sans revenus du jour au lendemain. On entend tous les jours de nombreux témoignages de travailleurs mis au chômage qui expliquent ne pas avoir assez d’argent pour faire trois repas par jours. Dans les quartiers populaires, la situation est particulièrement dramatique. De nombreuses personnes sont plongées dans une situation de misère absolue par les conséquences de la crise du Covid-19, et ne mangent souvent que grâce aux réseaux de solidarité organisés par les voisins.

Pourtant, les travailleurs et travailleuses ne sont pas responsables de la crise actuelle et de la manière dont elle est gérée et il serait absolument injuste et scandaleux de faire payer la facture à ceux qui sont déjà les moins favorisés et qui par ailleurs, sont souvent celles et ceux qui sont « en première ligne » et qui continuent à nourrir et soigner la population, souvent au péril de leur vie.

Comme nous l’écrivions déjà dans un article précédent, il est plus qu’urgent de trouver des solutions pour que les lourdes conséquences de cette crise ne retombe pas sur les travailleurs et travailleuses qui sont déjà aujourd’hui les plus exposés.

Ainsi, nous pensons qu’il est temps de mettre en place différentes mesures comme une allocation universelle à la hauteur du SMIC pour tous ceux qui se retrouvent sans revenus ou avec des pertes considérables, la gratuité des transports et de l’accès à internet, la suspension des loyers et des factures d’eau, gaz et électricité pour les plus précaires. Mais aussi l’échelonnement des crédits (et annulation pour les plus démunis) et la suppression des frais bancaires. L’Etat doit immédiatement fournir les moyens de survivre à ceux qui ne le peuvent pas et leur enlever toutes les charges sur les services essentiels. Si on l’a fait pour des entreprises, pourquoi ne le ferait-on pas pour les personnes les plus fragiles et précaires ?




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