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20 janvier : Lallement menace les syndicats qui braveraient l’interdiction de manifester

Après l’annonce hier du refus de la préfecture de Paris d’autoriser la tenue de la manifestation de l’éducation ce jeudi 20 janvier, Didier Lallement menace de façon à peine voilée les organisations syndicales qui organisent la manifestation d’éventuelles poursuites. L’atteinte au droit de manifester se poursuit : soyons nombreux dans la rue demain !

mercredi 19 janvier

Crédits photo : AFP/THOMAS SAMSON

Alors que nous apprenions hier par le biais d’un communiqué de la CGT le refus de la préfecture de Paris d’autoriser la manifestation de ce jeudi 20 janvier dans l’éducation, cette dernière a surenchéri ce mercredi.

Dans un communiqué signé par Didier Lallement, le Préfet menace explicitement les syndicats. Après avoir affirmé qu’il n’empêcherait pas « le déroulement de cette manifestation, [qu’il] n’interdisait pas », évoquant « l’impossibilité juridique d’enregistrer [la] déclaration [de manifestation] », le Préfet explique ainsi : « je me dois de vous rappeler qu’en passant outre la loi, vous engagez votre responsabilité, en particulier pénal ». Avant de préciser en citant l’article 431-9 du code pénal : « Est punie de six d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende le fait d’avoir organisé une manifestation sur la voie publique n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration dans les conditions fixées par la loi ».

Alors que hier déjà, la Préfecture de Paris jouait dans un communiqué la carte de l’hypocrisie, invoquant le dépôt hors délai de la manifestation et appelant «  les organisateurs de tirer les conséquences de la loi », cette déclaration apparaît comme une nouvelle provocation et une atteinte au droit de manifester.

Une semaine après la journée de grève historique du 13 janvier dans l’éducation et la colère contre le gouvernement présente chez les profs, attisée par la révélation de Médiapart sur l’élaboration du protocole sanitaire depuis Ibiza, l’État par le biais de la préfecture de Paris et Didier Lallement attaque gravement le droit de manifester. Face à ces menaces qui veulent dissuader la tenue de la mobilisation dans la rue ce jeudi, il est fondamental que l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier et de la gauche s’imposent dans la rue aux côtés des personnels de l’éducation et de leurs syndicats, en refusant de se plier à ces attaquer. L’État n’a pas à décider si nous pouvons manifester ou pas, tous dans la rue jeudi !



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