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Du Pain et des Roses

Violences patriarcales

20 novembre à Paris : Du Pain et des Roses mobilisées aux côtés de dizaines de milliers de manifestantes !

Ce samedi, des dizaines de milliers de personnes ont marché dans la manifestation contre les violences patriarcales appelée par l'organisation féministe Nous Toutes. Les militantes du collectif féministe révolutionnaire Du Pain et des Roses se sont réunies dans un cortège radical et festif pour lutter contre les violences sexistes, transphobes et racistes !

lundi 22 novembre

Samedi, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient fait le déplacement à la manifestation organisée par les militantes féministes de Nous Toutes pour la journée internationale contre les violences faites aux femmes. La mobilisation avait été appelée « pour dire STOP aux violences sexistes et sexuelles commises contre les femmes, contre les enfants, les personnes transgenres ainsi que les personnes de la communauté LGBTQIA+ ».

Cette année, nous avons dépassé la barre des 100 femmes assassinées par un homme de leur entourage et nous avons vu la transphobie d’Etat conduire à la mort de Fouad, Doona, Sasha, Ivanna et encore bien d’autres femmes trans qui ont été les victimes de meurtres transphobes ou qui se sont suicidées sous le poids d’une vie trop difficile sous le joug d’une transphobie quotidienne et institutionnelle.

En ce jour du souvenir trans, qui commémore chaque année les victimes de la transphobie, une marche nocturne avait également été organisée par le collectif Acceptess-T pour rappeler que « en Europe la moitié des personnes trans sont migrantes : les politiques racistes les mettent en danger. Lutter contre la transphobie c’est lutter pour la libre circulation, pour des papiers et contre les frontières. L’Etat est complice et responsable. »

Un cortège féministe anti-raciste et anti impérialiste !

Dans ce contexte, et celui de la monopolisation médiatique par les discours les plus réactionnaires dont les déclarations racistes et misogynes de Zemmour, le collectif féministe lutte des classes Du Pain et des Roses était présent à la manifestation. Le cortège a réuni plus de 200 personnes autour de la nécessité de lutter contre toutes les violences sexistes, sociales et racistes. En effet, comme nous le disions dans notre appel à la manifestation : « Ces dernières semaines, Zemmour a pris la tête de file des discours réactionnaires, pro-fondément sexistes et racistes, qui marquent l’actualité et les journaux dominants. Derrière tous ces discours, ce sont nos luttes féministes et LGBTI qui sont attaquées ou invisibilisées. »

Nous avons marché pour refuser que le silence soit fait sur les violences misogynes, transmisogynes et racistes permises par un système qui impose des ministres comme Darmanin à l’Intérieur, à la tête, aux côtés de Macron, de l’offensive islamophobe actuelle et accusé de viol depuis plusieurs années.

Ce jour a aussi été l’occasion de rendre hommage à Zineb Redouane, tuée il y a 3 ans par le tir de grenade lacrymogène d’un policier alors qu’elle se trouvait dans son appartement à Marseille en marge d’une manifestation des Gilets Jaunes. C’est aussi pour les femmes victimes de la répression policière que nous marchions samedi dernier.

Dans le cortège était présent Anasse Kazib, cheminot et candidat à la présidentielle pour Révolution Permanente, qui a pris le mégaphone pour rappeler sa solidarité avec la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, mais aussi que ce combat ne se fera pas par les urnes mais par la lutte organisée contre le système capitaliste et patriarcal. « Je suis fier d’être à vos côtés, on va porter la lutte contre le patriarcat jusqu’au bout en 2022 notamment face au discours des Xavier Bertrand, Zemmour et compagnie » a-t-il expliqué. Une prise de position lui a valu de s’attirer les foudres des médias qui ont relayé une fake news de l’extrême-droite. Une énième attaque contre Anasse qui avait déjà subi des assauts sur les réseaux sociaux appelant à sa rémigration ou encore à des menaces contre lui et sa famille.

Pas une de moins !

A l’image des féministes d’Amérique Latine qui se sont mobilisés ces dernières années sous le mot d’ordre de « Ni una menos » (Pas une de moins), nous demandons des moyens urgents de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, comme la réquisition des quelques 30 000 logements vides présents rien que dans la capitale pour loger les femmes et les enfants victimes des violences. Mais aussi l’augmentation du SMIC à hauteur de 1800 euros pour que la précarité ne soit plus une pression qui oblige les femmes à rester dans des foyers violents. Concernant les violences transphobes et racistes, nous nous battons entre autres pour l’ouverture des frontières et la régularisation de tous les sans-papiers. Ce n’est qu’à ces conditions que nous ne perdrons pas une femme ou enfant sous les coups du patriarcat !

Pour obtenir ces revendications, il ne suffit pas de manifester mais également d’instaurer un rapport de forces par la grève et de s’organiser en indépendance de l’État et ses institutions dans la rue aux côtés des travailleuses, de la jeunesse et des femmes en lutte !




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