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+33% pour les steaks, +33% pour l’huile… : les marques font exploser leurs prix, il faut les contrôler !

Depuis des mois, les prix des produits alimentaires flambent. Dans une nouvelle étude, la société A3Distrib révèle les hausses spectaculaires des prix des produits de marque. Huile, steaks, thé, confiture : les groupes industriels se gavent.

lundi 25 juillet

Crédits photo : AF

Depuis le début de 2022, aucun produit alimentaire n’est épargné par la hausse des prix. Si les fruits et les légumes subissent déjà des augmentations dramatiques pour la population, notamment les plus précaires, les produits de marque, issus de l’industrie agro-alimentaire, ne sont pas en reste.

Pour enregistrer ce phénomène, la Société A3Distrib a fait un classement des 20 références les plus inflationnistes à partir de 6556 drives de France. Dans cette liste se retrouvent des produits bien connus, et les hausses sont vertigineuses. Du côté des différentes marques de viandes, le poulet Fleury Michon a augmenté de 35% et les steaks hachés Charal de 33% par exemple. Du côté des huiles, l’huile de tournesol Fruit d’Or ou l’huile d’olive Puget ont augmenté de 30%. Le thé Lipton Yellow enregistre quant à lui une hausse de 17%, la confiture de framboises Bonne Maman de 28%, et le café tradition de Maison du café d’environ 30%.

Source : A3Distrib

Ces augmentations se font toujours sans aucune transparence de la part des entreprises, dont toute une partie profite de l’instabilité actuelle pour augmenter leurs prix et leurs profits. Cette montée des prix oblige les consommateurs à se rabattre vers des gammes inférieures, dont les ventes ont augmenté de 15%, voir pour certains de s’abstenir complètement de certains produits du quotidien. En effet, comme nous le relevions dans nos colonnes, ce sont les produits premiers prix qui connaissent la plus forte inflation.

Face à cette hausse des prix opaque, réalisée sur le dos des budgets des travailleurs et des classes populaires, il y a urgence à revendiquer la constitution de comités de contrôle des prix par en bas, fondés sur la publication par les grandes entreprises agro-alimentaires de leurs livres de compte. Une mesure que devrait porter le mouvement ouvrier, qui est par ailleurs le seul à pouvoir l’imposer par le rapport de forces avec le patronat.

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