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Politique

Premiers rassemblements !

« 49.3, on n’en veut pas » : à Paris, plusieurs centaines de manifestants rassemblés devant l’Assemblée Nationale

Ce samedi, Edouard Philippe a pris la décision d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour imposer la retraite par points sans débat au Parlement. Face à ce coup de force, plusieurs rassemblements dans toute la France ont été appelés. A Paris, l’UD Paris, FO et Solidaires appellent place Concorde à 19h30. En région, des rassemblements ont lieu devant les préfectures, et les mairies.

samedi 29 février

C’est désormais officiel : Edouard Phillipe a affirmé l’usage de « l’article 49.3 de la Constitution » pour imposer la réforme des retraites sans débat à l’Assemblée. « C’est le vœu du gouvernement, c’est le vœu de la très grande majorité d’entre vous », a expliqué le Premier ministre devant l’Assemblée des parlementaires. « Conformément à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958 et après en avoir obtenu l’autorisation du Conseil des ministres du 29 février, j’ai décidé d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraites », est-il expliqué sur le compte Tweeter du Premier ministre.

Riposter immédiatement dans la rue !

En réponse, un premier rassemblement d’urgence a été appelé à 19h30 place Concorde par l’UD CGT Paris, FO et Solidaires. « 49.3, on n’en veut pas », « 49.3, on n’en veut pas » est scandé par plusieurs centaines de manifestants déjà présents sur place. Des drapeaux de Solidaires, du Snuipp fsu, de FO, du PCF et du NPA sont présents avec notamment la présence d’Olivier Besancenot.

Un très fort déploiement policier est « en marche » pour cadenasser les manifestants.

Un rassemblement spontané à Bordeaux.

Riposter immédiatement dans la rue ! Les directions syndicales doivent proposer un plan de bataille !

Le mouvement contre la réforme des retraites a démontré une détermination et une longévité très importante, marquée notamment par la grève reconductible historique des grévistes de la RATP et de la SNCF. Après avoir été affaibli par ce mouvement historique, puis perdu la bataille de l’opinion majoritairement opposée à la réforme, le gouvernement, pourtant majoritaire à l’Assemblée Nationale, a choisi, à dessein un nouveau ce coup de force, cette fois-ci, sur son propre terrain, celui des institutions parlementaires.

Face à « ce coup » dans l’Assemblée en usant d’une des armes des plus anti-démocratiques de la Vème République, il est indispensable de répondre à la hauteur de l’offensive bonapartiste. La riposte du monde du travail et de la jeunesse, qui pour partie reste toujours mobilisés, ou prêt à l’être, doit être immédiate, par les méthodes de la lutte de classes, par la rue et par la grève.

En ce sens, il s’agit d’exiger des directions syndicales, et plus globalement, de l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier, de dénoncer cette nouvelle offensive contre les droits démocratiques qui vise à imposer une réforme largement rejetée par la majorité de la population. Plus encore, il s’agit de préparer un plan de bataille à la hauteur de ce coup de force du gouvernement en construisant un mouvement permettant de construire le « tous ensemble » par la grève reconductible.

Pour cela, nous ne pouvons pas attendre une journée de grève de 24h le 31 mars pour une grève nationale de masse. Nous pouvons nous appuyer sur les mobilisations du 5 mars dans l’enseignement supérieur, du 8 mars, du 14 mars pour construire une riposte à la hauteur. Pour penser la riposte, les confédérations syndicales se devraient de déclencher une réunion d’urgence dès ce soir pour penser un plan de bataille à hauteur de l’offensive gouvernementale.




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