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Réforme des retraites

5 décembre : les électriciens, gaziers et miniers prêts à la grève reconductible

A l'appel de la FNME-CGT, les électriciens, les gaziers et les miniers se joignent au 5 décembre en annonçant une grève reconductible contre la réforme des retraites. Si un tous ensemble se dessine autour de cette lutte, il est impératif cependant de ne pas céder aux dangers du corporatisme que cherche à alimenter le gouvernement.

mercredi 6 novembre

C’est le secteur des transports francilien, la RATP, qui s’est élancé le premier dans la bataille contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement avec une première grève spectaculaire le 13 septembre et un appel à la grève reconductible à partir du 5 décembre. Cet appel a été par la suite rejoint par Sud-Rail le 24 septembre, ainsi que par différentes UD CGT et quelques fédérations telles que celle des Services Publics.

Par la suite les fédérations CGT, FO, Solidaires et la FSU ont appelé à se mobiliser lors de cette journée, sans évoquer clairement de reconductible. Entre temps, les démonstrations faites par les cheminots lors du suivi massif du droit de retrait ou la grève spontanée des agents du technicentre de Châtillon ont mis en lumière la radicalité existant dans ce secteur qui pourrait s’exprimer au grand jour à partir du 5 décembre.

Dans un communiqué daté du 5 novembre, la FNME CGT, qui réunit les électriciens, les gaziers et les miniers, a appelé à se joindre à la grève reconductible du 5 décembre avançant notamment que « Face aux enjeux et risques de la réforme radicale gouvernementale sur les retraites, la FNME CGT réaffirme qu’elle est contre tout projet qui mettrait fin à la retraite par répartition avec la création d’un système universel de retraite par points ayant pour conséquence d’individualiser les droits en lieu et place des garanties collectives. ».

Ce sont donc de nouvelles forces qui se joignent à la bataille contre la réforme des retraites et les miniers, électriciens et gaziers seront présents pour la grève et imposer un réel rapport de force au gouvernement.

Pourtant, face à la montée de la colère des classes populaires autour de la réforme des retraites, le gouvernement tente de manœuvrer pour éteindre les braises de la contestation et diviser les rangs des travailleurs. Pour faire passer cette réforme douloureuse, Macron a impérativement besoin de diviser les travailleurs. Ainsi après avoir attaqué les régimes spéciaux, le gouvernement semble réfléchir de plus en plus à négocier avec les corporations - à l’image de la rencontre organisée par le secrétaire d’Etat aux transports avec la RATP en octobre – afin de déminer le 5 décembre.

Or, dans son communiqué, la FNME-CGT, explique être « opposée à toute réforme des régimes spéciaux des IEG et Mineurs » et demande « au secrétaire d’État en charge de la réforme des retraites de recevoir au plus vite la corporation minière dont le maintien du régime spécial est exprimé et porté par le plus grand nombre. » Un risque pour le mouvement contre les retraites, dont les composantes pourraient ainsi tomber dans le piège du gouvernement en cherchant à préserver leurs régimes spéciaux individuellement.

A l’inverse, il est plus que nécessaire que cette première date de mobilisation soit massivement suivie par l’ensemble des secteurs pour construire une unité de la classe ouvrière face à la stratégie de division du gouvernement. Une unité qui doit aller de pair avec l’alliance avec l’ensemble des secteurs en lutte, des quartiers populaires aux écolos en passant par la jeunesse et le mouvement étudiant en convergence contre Macron et le système qu’il défend.




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