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5 février dans l’Education : en grève contre « Blanquer, ministre autoritaire »

C'est sur les paroles de cet air bien connu de la mobilisation des gilets jaunes que l'éducation nationale s'est fait entendre dans la manifestation parisienne. Ce mardi 5 février, lors de la manifestation interprofessionnelle ralliée par les Gilets Jaunes, les profs sont descendus dans la rue dans plusieurs villes de France pour exprimer leur rejet des réformes Blanquer et exiger des augmentations de salaires.

mercredi 6 février

A l’image d’autres secteurs, la grogne est palpable dans l’éducation. Ce mardi 5 février, le nombre de grévistes dans l’éducation nationale reste faible au niveau national (6% de grévistes). Cependant, dans les les cortèges rassemblaient des banderoles de différents établissements en grève déterminés à se battre contre les mesures Blanquer. Le ministre de l’Education nationale ose dire que la grande majorité des enseignants soutient ses réformes. Partout en France, plus de 200 collectifs s’organisent contre les réformes Blanquer mais aussi contre la dégradation des conditions de travail pour les enseignants et d’étude pour les élèves.

Dans la manifestation parisienne, le cortège éducation était déterminé à s’opposer à « l’école de la confiance » et « obéissez » de Blanquer. Tout au long de la manifestation, les slogans rappelaient le rejet massif de la politique de Blanquer par les enseignants : « Jean-Michel Blanquer, ministre autoritaire, ministre réactionnaire, on veut pas bosser pour toi ». Les enseignants ont aussi exprimé leur solidarité à l’enseignante de Dijon convoquée au rectorat pour un rappel à l’ordre après avoir critiqué la politique de Macron.

Dans plusieurs régions également, la mobilisation se poursuit suite à la première coordination nationale des collectifs en lutte contre les réformes Blanquer qui s’était tenue le 19 janvier.

Par ailleurs, le collectif des stylos rouges, créé en décembre 2018 était présent dans plusieurs cortèges.

Les raisons de la colère ne manquent pas. Des attaques, le ministre de l’Education nationale en applique certain nombre. Outre celles concernant toute la fonction publique (gel du point d’indice, rétablissement du jour de carence, suppression de 120 000 postes d’ici 2020, souffrance au travail) et celle sur les 150 000 contrats aidés supprimés, c’est bien un renforcement d’un projet de droite réactionnaire qui attend enseignants et élèves. Même s’il ne faut pas avoir d’illusions sur les inégalités structurelles qui existent entre les élèves des quartiers riches et ceux des quartiers populaires qui ne jouissent pas des mêmes moyens pour la réussite, le gouvernement Macron a renforcé les inégalités par l’instauration de la sélection à l’entrée à l’université parce que pour Macron, « l’université n’est pas pour tout le monde ». L’école de la sélection implique également une refonte profondeur du lycée, des filières et du bac. Les élèves devront choisir leur spécialités dès la fin de la seconde tournées vers l’orientation qu’ils envisagent à l’université.

Après la manifestation, l’AG de grève parisienne a réuni une centaine de participants regroupant au moins 58 établissements du primaire et du secondaire afin de proposer un calendrier qui dépasse celui des journées au carré appelées par les directions syndicales. Elle appelle à poursuivre la mobilisation « pour une école plus égalitaire et émancipatrice », l’abrogation des réformes Blanquer, contre l’imposition de la deuxième heure supplémentaire. Plusieurs lycées de région parisienne ont poursuivi la grève ce mercredi et appellent « l’ensemble des enseignants, parents, élèves » à les rejoindre dans la grève reconductible qui reste à construire dans l’éducation nationale.




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