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Monde

Tour d'horizon de la pandémie

500 000 victimes, 188 pays touchés. Le Coronavirus poursuit ses ravages

Des Etats Unis à l'Australie, la liste des victimes s'allonge et la propagation du virus s'accélère dans un grand nombre de pays. Le Coronavirus continue de tuer les plus pauvres.

lundi 6 juillet

Crédit photo : RAUL ARBOLEDA / AFP 

En pleine période de reprise de l’activité en France, le coronavirus ne cesse de se propager dans le monde : au 3 juillet on passait la barre des 10 millions de cas, dont 60% recensés le mois dernier selon le directeur général de l’OMS. Le virus aux 500 000 victimes est toujours actif dans 188 pays. Et en effet, en 24h, on a vu le nombre de cas augmenter de plus de 57 000 ce samedi aux Etats-Unis, chiffre record pour le premier pays touché par l’épidémie et dont le président répète que la crise sanitaire serait « sur le point de s’achever ».

L’Amérique du Sud, qui commence sa saison hivernale, devient le cœur de l’épidémie, et on peut donc s’attendre à une certaine persistance du virus comme le souligne le professeur François Dabis, épidémiologiste et directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales : « si la saisonnalité du virus se vérifiait, les conditions optimales de propagation sont plutôt devant eux ». Avec 2,7 millions de personnes contaminées, le sud du continent Américain dépasse, au début de son hiver les chiffres de contagion européens. Le Brésil concentre à lui seul la moitié du bilan de contagion sud-américain et, à l’image des Etats Unis, a aussi connu une gestion criminelle de Bolsonaro : entre un système de santé déficient et aucune consigne de confinement généralisé, c’est aujourd’hui aux populations les plus pauvres de payer le prix de ces décisions politiques. C’est aussi le cas en Australie où l’État de Victoria s’est vu reconfiné après la détection de plusieurs clusters dans des logements sociaux à Melbourne.

En Europe, le Portugal, la Catalogne, l’Allemagne et l’Angleterre ont déjà pris des mesures de reconfinement couplées dans la plupart des cas de campagnes de tests massifs qui avaient fait défauts durant le temps fort de la crise en mars. C’est plusieurs centaines de milliers de personnes qui se voient aujourd’hui confinées à nouveau alors que des centaines de cas journaliers sont encore à dénombrer en Europe à cause, en grande partie, d’un déconfinement anticipé, précipité par les intérêts économiques des dirigeants des différents pays. Tandis que les foyers d’Europe de l’Est deviennent de plus en plus inquiétants comme en Serbie où le gouvernement n’alloue aucun fond aux hôpitaux saturés et, en conséquence, le nombre de victime serait, selon les estimations, trois fois supérieur à ce qu’annonce le gouvernement de la Serbie. De même, au Nord de l’Europe, la Suède, où l’on s’étonnait en mars du peu de cas de coronavirus recensés alors que les pays scandinaves n’avaient pris aucune mesure de confinement, paye aujourd’hui le prix fort en dépassant la barre des 5000 décès.

La gestion criminelle de la crise de mars comme de la séquence de déconfinement qui a suivi par les différents gouvernements mondiaux est encore aujourd’hui lourde de conséquences et notamment pour les personnes les plus pauvres autour du globe. Entre des systèmes de santés qui subissent depuis des années des assauts considérables de la part des capitalistes pour rendre la santé lucrative, des politiques de déconfinement accélérées pour reprendre la vie économique au dépens de la santé de milliers de travailleurs, ce sont toujours les mêmes qui payent encore aujourd’hui ce désastre sanitaire, en Australie et aux Etats-Unis comme en Europe ou en Afrique.




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