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Monde

Le capitalisme détruit la planète

500 morts de la canicule au Canada. Stoppons la catastrophe capitaliste et climatique !

Des vagues de chaleur inédites touchent le Canada, le Sud-Ouest des Etats-Unis et l’Inde. Directement lié au changement climatique, ce phénomène menace la santé et la vie de plusieurs millions de personnes. Il devient vital pour tous de s’organiser pour combattre l’exploitation des personnes et des ressources par les capitalistes qui a mené à cette situation.

mardi 6 juillet

Crédit photo : BC WILDFIRE SERVICE / AFP

Alors qu’un projet de rapport du GIEC obtenu par l’AFP tire une fois de plus la sonnette d’alarme, mais avec des conclusions plus alarmantes et pressantes que sur les précédents rapports, le Sud-Ouest des Etats Unis et le Canada sont en proie à des températures extrêmes depuis dimanche 27 juin. Les records de températures ont été pulvérisés en plusieurs endroits avec une température maximale relevée de 49.5°C dans le village de Lytton, depuis ravagé par les flammes., en Colombie Britannique.

Ces températures extrêmes mettent en danger plusieurs millions de personnes. Dans l’Oregon, des routes ont été coupées en raison de la dégradation de l’asphalte par la chaleur. Le tramway de Portland a été arrêté après que des câbles électriques aient fondu. Les deux principaux réservoirs d’eau du Colorado sont vides aux deux tiers alors que cet état fournit en eau 40 millions de personnes et 1.6 millions d’hectares de culture. Des rationnements en eau ont été mis en place, notamment en Californie. Des feux de forêt se sont déclarés avec 36 feux actuellement actifs aux Etats Unis dont notamment le feu « Lava Fire », entre l’Oregon et la Californie, qui a déjà consumé 7 000 hectares.

Dans la région de Vancouver, 486 personnes sont mortes subitement depuis vendredi, soit trois fois plus qu’en moyenne. Cet excès de mortalité est directement imputable aux fortes chaleurs et à la fatigue et déshydratation qu’elle produit sur l’organisme.
Mardi, l’organisation météorologique mondiale avertissait : « Les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes et intenses, car les concentrations de gaz à effet de serre (GES) entraînent une hausse des températures mondiales. Elles commencent plus tôt et se terminent plus tard et prélèvent un coût croissant sur la santé humaine et les systèmes de santé », comme rapporté par Le Monde. Cet épisode caniculaire est donc un signe de plus du bouleversement climatique causé par le système de production actuel, reposant aussi bien sur l’exploitation brutale des travailleurs que sur l’extraction et l’utilisation massive des ressources naturelles dont les combustibles fossiles.

Les victimes de ces fortes chaleurs sont majoritairement des personnes âgées et ayant des antécédents médicaux. Mais comme on l’a vu au plus fort de l’épidémie de Covid, les travailleurs précaires sont également en première ligne. Ainsi, les ouvriers agricoles de l’Etat de Washington sont forcés de procéder à la cueillette des cerises malgré les chaleurs extrêmes et les risques évidents pour leur santé et leur vie. Les populations précaires sont les plus exposées en raison de leurs emplois de première ligne, mais également en raison de la difficulté d’accéder à des logements décents et à des moyens de climatisation.

Des températures suffocantes dépassant les 43 degrés touchent également l’Inde et le manque de climatisation dans les foyers préoccupe fortement. Alors que Seattle, la grande ville américaine la moins bien équipée, affiche un taux de foyers climatisés de 44%, l’Inde affiche un taux moyen d’accès à la climatisation de seulement 5 %.. Bien que très énergivores et à l’origine d’émissions importantes de gaz à effets de serre, les systèmes de climatisation et de rafraîchissement s’imposent comme une nécessité pour survivre à des vagues de chaleur aussi importantes. Leur répartition et production inégalitaire est criminelle.
De manière générale, les conséquences du changement climatique mettent en danger les populations les plus précaires, surtout dans des pays du « sud global ». Le mouvement « Black Lives Mor » [a ainsi dénoncé en 2016 que 7 des 10 pays les plus vulnérables au changement climatique se situaient en Afrique Subsaharienne.

Il est urgent de construire un plan d’ensemble pour lutter contre les capitalistes responsables de l’exploitation à outrance des ressources et des émissions de GES à l’origine du dérèglement climatique. Quelques 100 entreprises et leurs filiales sont à elles seules responsables de 71% des émissions de GES par la lutte nous devons pouvoir reprendre en main démocratiquement ces production pour les tourner vers les besoins sociaux et écologiques et non vers la recherche toujours croissante de profit !




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