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Notre classe

Un nouveau coup contre les salariés

700 suppressions annoncées à PSA Poissy. Trop c’est trop !

Vincent Duse, CGT PSA Mulhouse PSA-presse-citron a annoncé lors de son Conseil d’Entreprise Extraordinaire (CCE) un plan de suppressions d'emplois de 740 postes sur l'usine de Poissy dans les Yvelines en prétextant une baisse prochaine des perspectives de commande, ce qui peut sembler assez paradoxal de la part du groupe qui, dans les sites, ne sait pas prévoir la programmation du volume sur 3 mois.

jeudi 4 février 2016

Lors du CCE une charrette de suppressions d’emploi a été actée par des départs dits volontaires. En réalité, les ouvriers vont être poussés à la porte comme cela fut le cas pour les 15.000 salariés qui ont quitté le groupe PSA ces dernières années. Cela est d’autant plus inacceptable que le groupe PSA va annoncer le 24 février prochain plus d’un milliard de chiffre d’affaire, de quoi maintenir tous les emplois sur le site de PSA Poissy et d’embaucher tous les intérimaires et les CDD. Mais le bulldozer destructeur d’emplois pour faire des gains de productivité en exploitant toujours d’avantage l’ensemble des travailleurs du groupe continue à avancer.


1400 suppressions d’emplois en 4 ans sur l’usine de Poissy.

Le « creux sévère d’activité » dont parlent les grands penseurs du groupe, c’est PSA lui-même qui l’organise. Il y a d’abord eu le site de PSA Aulnay. C’est aujourd’hui celui de Poissy qui est dans le collimateur. Les effectifs n’ont cessé d’y baisser alors que les ventes non jamais été aussi importantes et que les perspectives sont toutes à la hausse dans le secteur automobile. PSA progresse dans ses parts de marché et rien ne justifie ce massacre de l’emploi qui va faire plonger plus de 700 familles ouvrières uniquement pour servir les actionnaires parasites qui ne fabriquent rien d’autre que des chômeurs.


La logique capitaliste n’a pas de limite, seul faire des profits a un intérêt pour le patronat avec un gouvernement à sa botte

Les dirigeants du groupe PSA, eux, n’ont pas de problèmes de fin mois. Tous le feux sont au vert pour le directoire quand il s’agit de mettre des millions de coté pour payer leurs retraites. Mais pour les travailleurs qui créent les richesses, une fois bien pressurisés en courant sur les chaînes de montage où on nous détruit physiquement et mentalement avec des charges de travail toujours plus élevées, c’est la porte.

C’est notre quotidien pour la construction de ligne de montage EMP2 avec des objectifs de faire plus de 60 voitures par heure avec toujours moins de salariés, dans des usines où le nombre de travailleurs handicapés en raison des cadences va augmenter considérablement. Dans les ateliers, il y a toujours plus de précaires en cas de pic d’activité, pour éviter d’embaucher en CDI.


Exploitation partout, justice nulle part

Courant 2017, l’objectif de démonter l’équipe de nuit et de passer en deux équipes à Poissy permettrait de supprimer des postes en nombre. Pour les ouvriers, au passage, il ne serait même plus possible de discuter avec son collègue à coté de soi .

Seule la classe ouvrière peut mettre un terme au massacre

En effet, nous sommes tout et eux ne sont rien. Sans patron, la société peut fonctionner mais sans ouvriers, rien ne se fait. C’est bien cela notre force. C’est pourquoi il nous faut unifier notre combat, au niveau du groupe PSA et au-delà, sur des objectifs clairs de lutte qui dépassent largement l’usine de Poissy. Du côté des postes, les intérimaires et les sous-traitants vont trinquer également. Les ouvriers et leurs organisations ont cette responsabilité de proposer un plan de bataille et obliger le patron a remballer son projet de destruction.




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