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Du Pain et des Roses

Contre les violences faites aux femmes

75 féminicides en 2019 : rassemblement à Saint-Denis « Pas une de plus ! »

75 femmes ont été tuées depuis le début de l’année 2019, parce qu’elles sont des femmes. Il y a quelques jours Leila, une jeune femme de 20 ans a été victime d’un féminicide. Un rassemblement est appelé ce jeudi 11 juillet sur le parvis de la basilique de Saint-Denis contre les féminicides, « Pas une de plus ! ». Le collectif Du Pain et des Roses sera présent, et appelle à se mobiliser dans la rue et à s’organiser contre les violences faites aux femmes indépendamment de l’Etat et de ses institutions.

jeudi 11 juillet

Les féminicides, les violences sexistes et sexuelles, sont un fléau qui touche une femme sur quatre dans le monde et particulièrement les très jeunes femmes. Ces dernières années une mobilisation nouvelle, internationale, féministe, de femmes qui descendent dans la rue contre les violences faites aux femmes, s’est développée. En France, la réalité de ces violences ne cesse de s’assombrir et c’est désormais une femme qui meurt tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint. Il y a quelques jours encore, une jeune femme de 20 ans, Leila est décédée suite à des violences en Seine Saint Denis.

Le collectif Du Pain et des Roses participe à toutes les mobilisations contre les violences faites aux femmes, en France et dans tous les pays où le collectif est présent, et appelle à se mobiliser ce jeudi 11 juillet pour dénoncer ce féminicide et les autres. En tant que féministes révolutionnaires, communistes, internationalistes nous pointons le fait que cette brutalité extrême à l’encontre des femmes, et celle aussi qui touche les personnes LGBTI, est le dernier maillon mortel d’une longue chaîne de violences. Des violences qui ont leurs racines dans cette société patriarcale, sexiste, et qui sont légitimées, reproduites et justifiées par l’Etat capitaliste et ses institutions. C’est pour cela que nous ne pouvons remettre entre les mains du gouvernement, de sa police, de ses institutions, la vie des femmes et des personnes LGBTI.
Nous devons nous organiser indépendamment de l’Etat et de ses institutions et nous ne pouvons attendre d’eux qu’ils mettent un terme à ces violences. En effet, l’Etat capitaliste et le système patriarcal fonctionnent main dans la main pour assurer la domination économique, sociale et politique d’une minorité sur la majorité de la population, et des femmes qui composent cette majorité.

Ainsi, nous ne pouvons que dénoncer l’hypocrisie des déclarations du gouvernement et tout particulièrement de Marlène Schiappa qui promet, en réponse aux féminicides, un « grenelle sur les féminicides » à la rentrée prochaine ainsi que des subventions et des places d’hébergement pour cet été. Ce ne sont que des promesses en l’air et des « pansements » qui visent à masquer la réalité d’une société capitaliste, patriarcale et impérialiste, dont les gouvernements actuels sont les représentants. Comment un gouvernement qui organise consciemment la précarisation de la majorité de la population peut-il se targuer d’être celui qui va protéger les femmes des violences patriarcales ?

Le collectif Du Pain et des Roses exige des pouvoirs publics la mise en œuvre de tous les moyens nécessaires pour pallier les conséquences de la violence machiste, des refuges pour les victimes de violences avec des moyens et des professionnel·le·s qualifié·e·s. Comme la précarité est très souvent la raison qui empêche les femmes victimes de violences de partir du foyer pour se protéger, nous exigeons également la mise en place de mesures élémentaires pour pallier cette précarité, telles que le maintien du salaire lors des licenciements économiques, des aides couvrant les dépenses alimentaires familiales pour les femmes sans emploi, un logement pour tou·te·s, des crédits logements à taux zéro, etc.
Notre détermination sera sans faille : s’ils touchent à une seule d’entre nous, nous nous organiserons par milliers !

Crédits photo : O Phil des contrastes




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