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Politique

Appel à soutien

A Bordeaux, un collectif en solidarité avec les "gueules cassées” par la répression policière

La répression envers le mouvement des Gilets Jaunes s’intensifie samedi après samedi, et elle a été particulièrement brutale à Bordeaux. Un Collectif contre les répressions policières s’est monté dans la ville et en appelle à la solidarité financière.

jeudi 21 mars

Depuis samedi 1er décembre, de nombreux manifestants ont été victimes de blessures très graves. Mains arrachées, éborgnés-es, tirs à la tête et traumatismes crâniens avec hémorragies cérébrales, mâchoires brisées. Des blessures qui ne sont pas sans rappeler les « gueules cassées » d’après guerre. Suite à ces agressions, beaucoup de ces personnes ont perdu leur emploi et se retrouvent dans une situation de précarité extrême.

Sur la photo de droite à gauche :

- Frédéric Roy, 35 et père de 2 enfants. Il travaillait dans l’amarrage et appareillage des bateaux. Il a du être amputé de sa main droite suite aux blessures occasionnées par une grenade GLI-F4 sur la Place Pey Berland le 1er décembre 2018, lors de l’acte 3.

- Antoine Boudinet, 26 ans. Sa main a été arrachée par une grenade GLI-F4 sur la Place Pey Berland le 8 décembre, lorsque la manif pour le climat a convergé avec celles des Gilets Jaunes, acte 4.

- Jean Marc Michaud (Jim), 41 ans, horticulteur de l’Île d’Oléron, a perdu son œil droit lors de la manifestation des Gilets Jaune du 8 décembre, visé par un tir de LBD40.

- Olivier Béziade, 47 ans. Sapeur pompier volontaire, touché à l’arrière crane visé par un tir de LBD40 pendant qu’il été en train de partir, on lui a tiré de dos. L’agression a eu lieu le 12 janvier, lors de l’acte 9, dans les ruelles de Bordeaux. Il a passé 4 jours dans le coma, et il souffre encore des séquelles qui lui empêchent de reprendre le travail.

Le Collectif contre les répressions policières de Bordeaux qui s’est monté pour rendre visible cette problématique, a lancé une cagnotte solidaire pour apporter une aide financière aux blessés-es des manifestations Gilets Jaunes. Ces apports serviront à financer les traitements médicaux, les prothèses qui ne sont pas remboursées par les mutuelles (en cause, une clause concernant les « émeutes populaires ») et les dépenses de la vie quotidienne pour nourrir les familles et pouvoir vivre dignement. En même temps ils serviront pour aider à financer les frais de justice aussi bien des blessés que des victimes de la répression juridique.

Toute collaboration est importante, aussi minime qu’elle soit, si nous sommes nombreux à faire le geste. Si nous sommes des milliers à apporter, même si ce n’est qu’1 euro, notre aide peut être précieuse pour les victimes.

Nous vous remercions par avance de votre solidarité.

Page Facebook du Collectif

Cagnotte de solidarité financière




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