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Notre classe

Solidarité face à la répression judiciaire !

A Caen, soutien massif des salariés d’Enedis réprimés pour faits de grève

Ce mardi 4 février 2020, à Caen , au Tribunal de Grand Instance se tenait le procès de 5 travailleurs d'Enedis, en grève contre la réforme des retraites, réprimés pour faits de grève. 500 personnes se sont réunies pour les soutenir, et réaffirmer leur détermination à aller jusqu'au retrait, sans céder à la répression policière et judiciaire.

lundi 10 février

Un procès, voulu par Enedis et GrDF suite au "blocage" de la plateforme Serval du 16 au 23 janvier 2020 par les grévistes de l’entreprise et des soutiens extérieurs.

Un blocage , ou plutôt un piquet de grève où tous les secteurs en grève de la région venaient se donner du soutien et s’enquérir de la situation et des conditions de travail de chacun, montrant ainsi la force et la solidarité qui réside au sein de la classe ouvrière.

Céline, Mickaël, Didier, Josée et Nicolas, sont inculpés pour manquement au droit de grève, pour blocage de l’entreprise. Travailleurs, syndicalistes, reconnus, sérieux et appréciés, siégeant au CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), les grévistes inculpés ont reçu un soutien d’envergure.
Les voyous serait donc en bleu de travail ? Oui, si l’on en croit les voyous en costard.

Les travailleurs accusée de troubler la bonne marche des affaire se retrouvent sanctionnés d’une astreinte de 500€ par infraction constatée et d’une injonctions de laisser libre l’accès des dépôts.

Une condamnation sévère, toutefois en deçà des 1 000 euros d’astreinte par infraction et jour de retard demandés par l’entreprise.

Si l’avocat des grévistes, Me Brand, estime que « c’est un dossier qui a vocation à aller jusqu’à la Cour de cassation s’il le faut », c’est parce qu’il porte sur le droit de grève et son utilisation, sous le feu des attaques de la part du gouvernement et des sénateurs LR depuis le début du mouvement.

Nos camarades n’étaient pas seuls, la salle de l’audience était remplie d’une centaine de travailleurs et travailleuse venus assister au procès, et 300 à 400 autres étaient sur le parvis du Tribunal à demander la relaxe pure et simple.

Tous les secteurs et syndicats étaient présents (de la CGT EDF Paluel aux collègue de boulot non-syndiqués), une démarche centrale lorsqu’il s’agit de défendre des salariés réprimés pour faits de grève par la direction.

Ni une relaxe, ni une défaite. Cette affaire est le reflet de beaucoup d’autres, où après la grève le gouvernement et les directions d’entreprise cherchent à briser les noyaux durs de grévistes pour éviter qu’ils ne puissent repartir comme ils le souhaitent, en s’attaquant à Ahmed, Patrick, François, et beaucoup d’autres. Face à cette politique de répression disciplinaire, policière, judiciaire, contre l’avant-garde du mouvement de décembre, les cadres d’auto-organisation des grévistes doivent construire une riposte d’envergure pour ne laisser personne sur le carreau.




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