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Notre classe

Hôpitaux en colère

À Carcassonne et Sète, les hospitaliers en colère pour exiger des moyens pour l’hôpital

Toujours dans l’optique d’une gestion austéritaire du budget de la santé, le gouvernement a indiqué qu’une prime de 1500 euros serait distribuée sous conditions pour les travailleurs et travailleuses des hôpitaux. Ce montant sera variable selon les situations géographiques, allant de 500 à 1500 euros et des dérogations sur demande des directions locales peuvent être attribuées. Face à l’inégalité d’attribution de ces primes, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes de l’Aude et de l'Hérault.

mardi 26 mai

Certains syndicats comme FO se sont lancés localement dans la bataille, comme à Carcassonne, Narbonne ou encore Sète pour réclamer la prime à hauteur de 1500 euros et pour une revalorisation des carrières. Un préavis de grève avait même été déposé pour le 25 mai en ce sens pour prendre les devants et mettre la pression sur le gouvernement alors qu’était initié une convention sur notre système de santé qui doit se conclure en juillet.

Au-delà de la dérogation pour la prime ils réclament une réelle refonte du système hospitalier et une prise en compte forte des revendications des travailleurs et travailleuses du terrain : fin des fermetures de lits et d’établissements, fin des restructurations et réorganisations visant à faire des économies, plus de moyens humains et matériels pour le secteur.

Les déclarations du ministre de la santé Olivier Véran le jour même ont été accueillis avec méfiance, signe de la défiance massive d’un secteur qui n’a cessé de se battre pour ces revendications sans jamais obtenir en retour que des lacrymos et des coups de matraques !

Une chose est sûre, nulle part dans la liste de leurs revendications ne figure la remise en cause des 35 h avancé lors de ce colloque en ligne …

Les sections syndicales locales comme celles de FO rejettent ce genre d’annonces, car comme ils l’expliquent supprimer les 35h reviendrait à faire travailler davantage les travailleurs et travailleuses alors qu’ils sont déjà à bout de souffle et réclamaient déjà avant la crise plus de personnels et plus de moyens.

Ces annonces indiquent encore une fois la ligne politique que souhaite suivre le gouvernement de Macron vers une gestion d’économie budgétaire du système hospitalier alors même que la crise sanitaire n’est pas terminée, toujours sur le dos du personnel soignant ou non et de l’ensemble des secteurs de la santé.

A noter que malgré les conditions imposées par le déconfinement ces premiers rassemblement sont plutôt encourageants et même s’il y a encore de la marge de progression, ces initiatives doivent être poursuivies afin de refuser ces fausses négociations ou concertations du gouvernement et de créer un rapport de force favorable pour imposer un autre modèle pour notre système de santé.

Crédits photo : Nathalie Amen-Vals




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