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Grève générale

A Crolles, les 380 salariés de Teisseire bloquent intégralement la production contre les fermetures

Jeudi, les 380 salariés du site de Crolles de Teisseire ont débuté une grève générale et reconductible dénonçant ainsi les nombreuses suppressions et modifications de postes prévues, les conditions de travail dans l’usine et des « mesures d’accompagnements indignes ». Face à un rassemblement devant le siège social de l’entreprise et la grève de tous les salariés du site, la direction du groupe Britvic répond qu’ « avec ce projet stratégique, nous conserverons notre leadership dans le domaine des sirops ».

vendredi 24 janvier

En novembre dernier le groupe britannique Britvic, propriétaire de Teisseire, officialisait déjà un projet de cession de trois de ses quatre sites « jus » en France. Le site de Crolles est alors menacé par un plan d’économie générant ainsi 77 modifications de poste, 32 suppressions et 11 créations dans les services du siège social et des réseaux commerciaux de Teisseire.
Ce jeudi, suite à l’appel de la CGT et de la CFE-CGC, un rassemblement a eu lieu devant le siège social de Teisseire et une grève générale et reconductible des 380 salariés de l’entreprise s’est affirmée bloquant intégralement la production. Les grévistes, engagés dans un plan de sauvegarde de l’emploi, dénoncent ainsi la responsabilité de Teisseire dans ce plan d’économie : « ça fait quelques années que on a plus de stratégie d’innovation, on a plus de stratégie de développement. On se sert de l’économie sur le personnel pour atteindre les résultats ». Mais aussi des départs à la retraite non-remplacés et « des mesures d’accompagnement indignent ».

Dans un communiqué, la direction du groupe Britvic déclare ses intérêts premiers en témoignant qu’ « avec ce projet stratégique, nous conserverons notre leadership dans le domaine des sirops tout en assurant le développement optimal de Fruit Shoot et de Pressade, nos marques phares de boissons pour enfants et de jus de fruits ». Mais aussi que les chiffres des modifications de postes et suppressions « ont d’ores et déjà évolué à la baisse dans le cadre des négociations en cours ».

Malheureusement pour elle, les grévistes, selon les syndicats à l’origine du mouvement, poursuivront la grève reconductible « tant que la direction ne cédera pas ». En effet, les travailleurs n’ont pas l’intention de faiblir face à une direction méprisante qui exerce, depuis des années, des pressions considérables sur ses salariés. Ce mouvement intense de contestation s’inscrit dans une grève nationale et reconductible depuis le 5 décembre qui, encore une fois, tend à s’élargir au privé et à la généralisation de la grève.

Taper dans le porte-monnaie des grands patrons, reconduire et généraliser la grève est la seule solution pour gagner face aux capitalistes qui se soucient de leur profits et non de nos vies !




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