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Politique

Communiqué du Collectif du 5 novembre – Noailles en colère

A Marseille, on déloge même les chats.

Nous relayons le communiqué du Collectif du 5 novembre – Noailles en colère. "L’information est absurde, et grave. La Mairie de Marseille a envoyé récemment aux services sociaux et aux hôteliers hébergeant les personnes délogées un courrier leur annonçant qu’elle ne paiera plus les frais de garde pour les animaux de compagnie."

mercredi 29 avril

Source du communique du Collectif du 5 novembre – Noailles en colère : ici

"Jusqu’à présent, ces frais s’élevaient aux alentours de 300 euros par mois selon les hôtels, une taxe conséquente que les familles devraient donc désormais payer de leurs poches. Faute de quoi les animaux seront envoyés à la SPA (un service également payant) pour adoption, et euthanasie s’ils ne trouvaient pas preneurs ! La Mairie annonce également ne plus vouloir payer les frais de parking. Selon nos estimations, ces annonces permettraient de réaliser une économie de l’ordre de 15 000 euros par mois au maximum, une somme ridicule pour la seconde ville de France, un lourd tribut pour les familles délogées.

Cette histoire de chats mérite un peu plus qu’un lol-cat. Lors des négociations de la charte du relogement, il avait fallu de longues négociations pour obtenir une prise en charge provisoire (1 mois) en SPA après délogements, laquelle s’était transformée en prise en charge en hôtel. Pour les représentant·es de la Mairie, le sujet semblait insolite, la discussion sans intérêt. Pourtant, pour beaucoup de familles, garder son animal de compagnie près de soi peut être d’une grande importance pour tenir face au choc du délogement. Chacun peut aisément comprendre cela. Nous appelons les hébergé·es à ne pas payer cette taxe odieuse, les hôteliers à continuer à envoyer la facture à MM. Gaudin et Ruas et la Mairie de Marseille à revenir immédiatement sur cette décision.

En plein confinement, dans un période psychologiquement difficile pour toutes et tous, la Mairie de Marseille atteint donc le comble de l’inhumanité. Ce dernier événement s’ajoute aux révélations récentes du journal Le Ravi (rendant publics le nombre d’immeubles en péril non suivis et de signalements non traités) ou de Marsactu (révélant que la fameuse étude accusant la pluie des effondrements n’existe pas). Nous avons décidément la Mairie la plus cynique du monde."




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