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Jeunesse

Violences sexistes et sexuelles

À Metz, la direction de l’université réprime la mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles

Ce mardi 15 mars devait se tenir une assemblée générale à l’université de Metz, face aux violences sexistes et sexuelles, notamment pour l’affaire d'un professeur de psychologie et dirigeant de master accusé de viols et d’agressions sexuelles. Plusieurs actions avait déjà eu lieu, suscitant des réactions de la présidence de l’université. Ce jeudi, la direction a appelé la police et les membres de sécurité pour fermer l’amphithéâtre et ainsi empêcher l’AG et faire taire toutes les revendications des étudiant-es.

mercredi 16 mars

Ce mardi, une AG était organisée par les étudiantes de Metz pour s’organiser face aux violences sexistes et sexuelles, suite aux révélations sur un professeur de psychologie accusé de viols et d’agression sexuelles. La direction de l’université a montré son parti pris, en appelant la police et les membres de la sécurité pour fermer l’amphithéâtre.

L’université complice !

Depuis le début de l’affaire, l’université couvre les cas d’agression à l’université de Lorraine. Le vice-président délégué pour l’égalité-diversité et sa conseillère juridique sont venus dénoncer les mobilisations des étudiantes après la dernière AG d’il y a deux semaines, leur expliquant : « les grades de sanction au-dessus de celui qui lui a été attribué étaient disproportionnés par rapport à ce dont il était accusé », ou leur demandant : « qui êtes-vous pour demander la démission d’un collègue ? »

Après que la FSE a rendu publics ces propos honteux, la présidence a menacé de porter plainte contre la FSE. 
Ces menaces font suite à un contexte de mobilisations qui avait réussi à faire annuler des cours et mobilisé des centaines d’étudiant-es : l’université essaie aujourd’hui par tous les moyens de faire taire la mobilisation. Quitte à appeler la police et les vigiles.

En effet, lors de l’Assemblée Générale organisée ce mardi, l’université a envoyé la police et la sécurité pour vider et fermer l’amphithéâtre. Elle justifie son geste en expliquant en « avoir marre » de ces actions contre Muller, et qu’il serait temps de lâcher l’affaire. Malgré la répression, l’AG a pu se tenir dans une autre salle.

Pour une nouvelle auto-organisation féministe à l’université !

Lors de cette AG, les discussions ont convergé autour des questions de violences sexistes et sexuelles, et de l’organisation face à ces dernières, sans attendre l’intervention de l’université. Il a été question de massifier le mouvement et de recentrer la lutte sur toutes les violences sexistes et sexuelles au sein de l’université. Pour ce faire, une proposition a été votée pour commencer des permanences hebdomadaires féministes, pour proposer aux étudiant-es de s’organiser face aux violences sexistes et sexuelles dans l’université.

Cette répression systématique de l’université, avec l’interdiction d’organiser des AG, l’envoi de la police pour bloquer l’amphithéâtre ou encore la pression de l’administration sur les étudiant-es rappelle qu’on ne peut pas compter sur les institutions pour nous défendre et que seule l’auto-organisation, en toute indépendance de l’État et de ses institutions, peut nous permettre de lutter contre le patriarcat.



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